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 On revient toujours.. [Libre]

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Nathaniel Priestly
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Sam 21 Juil - 6:29:16

[Le retard? J'ai l'air de quoi, à avoir tant traîné? Mes excuses, mais l'inspi et moi, ces derniers temps. Je me fais pardonné en te répondant d'un trait ce soir, en espérant être tout de même agréable à lire...]

Trente jours. Trente longs et pénibles jours. Des journées qui ne semblaient jamais se terminer. Il faut dire que son exil de l'Académie n'avait pas été de tout repos, à vrai dire, il ne se rappelait plus la dernière fois qu'il avait tant mal dormi. Non pas une agréable insomnie, qu'il vivait habituellement lorsqu'il retournait à sa New-York natale, mais une insomnie peuplée de cauchemars éveillés. Pendant ce mois, Nathaniel Priestly avait pris conscience à quel point il était encore un enfant, un enfant grand, et vieux, mais tout de même, un enfant. Il ne se voyait tout simplement pas sans sa mère, cette mère qui l'avait élevé à la place d'un père absent, qui, à sa manière, contribuait uniquement à l'éducation de son héritier en lui fournissant trop d'argent pour ce qu'un être humain normal peut dépenser.

Trente jours à chercher le sommeil, à se peloter comme un enfant apeuré dans un lit glacial d'une suite d'un hotel de luxe. Cela, bien sûr, il ne l'avouerait qu'à lui-même, aussi fier pouvait-il être, mais quand même, on se rendait compte durant de tels évènements à quel point on peut devenir fragile. Heureusement, il avait eu un soutien, un soutien muet, aveugle et sourd, mais le souvenir de la personne qui, aujourd'hui, était de nouveau devant lui, parlait à sa guise, voyait de ses magnifiques yeux bleus et entendait la moindre parole de la part du jeune homme. Phoebe Darris avait été son fil d'Ariane pendant cette période détestable que le jeune homme détestait avoir eu à vivre. Quand on a tout sans rien demander, on ne s'attend pas à pouvoir se le faire retirer sans préavis.

Jamais avant l'appel nocturne de son père il y a plus d'un mois il n'aurait cru possible que sa mère sombre dans un coma profond, qu'elle soit entre la vie et la mort, dans une clinique privée d'un centre de New-York bondé et rayonnant de vie. Parce que, bien sûr, rien n'avait changé là-bas. Tout lumière, les gens déambulaient autant jour que la nuit, les boîtes bourdonnaient de jeunes gens désirant fêter aussi longtemps que possible, à jeun ou totalement défoncé. On y voyait les mêmes visages, inlassablement, mais Nathaniel n'y avait vu que du feu. Même de cette ville qui était son premier amour, tout lui avait paru terne et sombre.

Maintenant, avec l'aide de la jolie blonde qui se tenait tout près de lui, il chassa d'une main cette mauvaise passe, sans l'effacer, mais simplement la tassant, pour profiter de ce moment exquis qu'il anticipait avec le plus grand des plaisirs depuis un mois, depuis son départ, en fait. Nate, malgré ses propres préoccupations, n'avait pas réussi à effacer de son esprit la personne de Phoebe Darris. Heureusement, tout de même, mais rien n'était comparable à la joie de la retrouver, pétillante, vivante, comme à son départ. Quelque chose qui n'avait pas changé, au moins.

Non, car elle était la même fille extraordinaire qu'il avait quitté à contrecoeur pour rejoindre la Grosse Pomme. La même personne dont il était fou amoureux. Soyons honnête, Nathaniel Priestly n'entrevoyait plus la vie sans la jeune femme, et c'était presque peu dire. Autant ils ne se connaissaient que par l'attirance et l'amour réciproque que tant il leur restait à découvrir de l'autre, et cela n'était pas négligeable. C'est avec un plaisir non contenu que le jeune homme entrevoyait de connaître tout d'elle, et qu'elle connaisse tout de lui, et, peut-être, du moins si c'était possible, l'aimer encore plus. Pourtant, Nate avait l'impression de l'avoir toujours connu, comme si, intégralement, elle avait fait parti de lui, comme lui semblait la connaître, malgré ce que les faits relataient.

Il en vint rapidement à la conclusion que, au-delà des mots, c'était avec de petites attentions qu'ils avaient appris à se connaître, certaines mimiques, certains gestes, parfois timides, et d'autres fois extravertis. Avec elle, tout prenait l'allure d'un bon moment, ne serait-ce que de parler de ce qu'il venait de vivre. Bon d'accord, cela n'effaçait pas de sa mémoire sa mère, ni même n'effaçait totalement la légère boule dans la gorge qui ne le quittait plus depuis qu'il avait vu, livide, le corps de sa mère sur un lit d'hôpital. Sur le coup, le jeune Priestly ne l'avait pas reconnu, elle si pimpante, si pétillante, si souriante. Comment son visage pouvait exprimer une telle neutralité, un tel rien, en étant pour le moins serein?

Sa mère n'avait jamais été sereine. Sa mère n'avait jamais été neutre. Sa mère n'avait jamais été neutre. Sa mère, c'était sa mère. Extravagante, vivante, souriante, rayonnante de vie. Comment cette mère pouvait faire place à une silhouette fixe qui semblait être une tout autre personne? Comment un jeune homme dont ce comportement ne lui rappelle rien des quelques quinze ans qu'il avait vécu avec cette femme brune qui séjournait dans ce lit depuis quelques jours à peine quand il l'avait aperçu. Il n'avait pas réagi, il l'avait regardé fixement, pendant un temps qui lui paru une éternité, avant de faire volte-face et quitter la pièce. Son père désemparé, il n'en avait rien eu à faire.

Maintenant, tout ce qui lui importait, c'était de profiter des moments privilégiés qu'il pouvait vivre avec la blonde qui, près de l'Église, était présente. Plus important encore, elle était près de lui, et avec la ferme intention d'y rester. Pas question de la laisser partir, et encore moins de la quitter. Il se fit une promesse silencieuse que tant qu'elle voudrait de lui, et espérons pendant encore un moment, il resterait avec elle. Nate partagerait ses joies, partagerait ses peines, comme elle le faisait présentement avec lui. Il ferait tout, pourvu qu'elle y soit aussi. C'était grâce à elle, d'ailleurs, si c'était objectivement qu'il prenait tout cet évènement qui, sinon, l'aurait mis tout à l'envers, et l'aurait fait vivre un tourment infernal. Seulement, Phoebe tempérait le tempérament obsessif de Nathaniel. Lui qui inspirait l'excès dans ses moindres sentiments, l'un heureux comme un roi, et l'autre passablement triste. Elle le filtrait, et à sa manière, le calmait.

Parce que sa main dans la sienne était plus puissant qu'un analgésique, plus réconfortant qu'une bouteille de vodka, plus intense qu'un trip, non, Phoebe y mettait simplement et purement du sien pour le calmer, et de son côté, sans vraiment et expressément le démontrer, Nate en ressentait tant de bienfait. Comment avait-il pu survivre un mois sans cette voix qu'il affectionnait, sans ses contacts avec elle qui lui plaisait hors de tout doute, de ces regards qui le transperçaient et de ce sourire qui le faisait tout simplement fondre. Il avait survécu, tout simplement. Maintenant, il reprennait goût à sa présence, et avait envie de tout surmonter, avec elle, pour elle.

Il déposa un léger baiser sur son front. Délicat, silencieux, mais à la fois si évocant. Loin de son comportement habituel d'être si réservé et si peu bavard, et il s'en voulait d'être ainsi, mais ça le dépassait. Heureusement, il sortait de sa rêverie pour profiter, maintenant et pleinement, ses retrouvailles avec la personne la plus fabuleuse du monde entier. Ses paroles lui étirèrent un sourire sur les lèvres, et il put observer quand elle releva la tête ses magnifiques yeux bleus.


Toujours, ça me convient parfaitement.
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Phoebe Darris
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Ven 27 Juil - 12:35:12

[ Pas de problème Wink T'as l'air d'un écrivain excellent qui peut prendre tout son temps pour répondre parce qu'agréable à lire, c'est même peu dire Razz ]

Pendant plus d'un mois, Phoebe avait eut le temps d'imaginer la vie de Nate dans sa ville. Chaque jour elle se questionnait sur ce qu'il faisait, semblant s'y interesser tout particulièrement. Plusieurs fois ils avaient du penser l'un à l'autre simultanément. En fait, ce n'était pas tant difficile, puisque rares étaient les moments de la journée où Phoebe portait son attention sur autre chose que Nathaniel. Il l'hantait presque. L'idée qu'il avait fuit...plus encore.

La jeune femme n'était pourtant pas difficile. Et rares étaient les fois où elles s'attachait énormément. Mais Nate, encore une fois, c'était un cas à part, quelque chose de différent. Elle était attachée à lui et peut-être ne souhaitait-elle pas que ce soit autrement. Jamais elle n'avait même attendu aussi longtemps quelque chose : Jamais elle n'avait attendu que sa mère arrête de boire, jamais elle n'avait attendu que son père l'emmène au restaurant. Pourtant, pendant plus de 30 jours, elle avait attendu Nathaniel. Elle avait silencieusement souhaité son retour. Et elle n'avait parlé de rien à personne. D'autant que les fois où elle tenait une discution avec quelqu'un se faisait rares.

En fait, qu'il soit là ou non, les pensées de Phoebe allait très peu souvent ailleurs qu'en direction de Nathaniel. Il avait été loin, très loin, et elle avait pensé à lui. Maintenant il était là, tout contre elle et la regardait. Ses pensées se dirigeaient entièrement vers lui, comme si elle avait du mal à se rendre compte qu'il était de retour à l'Académie et qu'il ne repartirait plus. Du moins, plus sans elle. Merde, elle était pleinement amoureuse. Rien n'était semblabe à Nate dans son coeur. Plus jamais un seul mois comme celui-ci. Plus jamais elle ne le laisserait filer. Elle était bien trop heureuse lorsqu'elle était en sa compagnie pour que l'idée de le laisser de nouveau partir lui effleure une seule fois l'esprit.

Concernant ses sentiments, Phoebe n'était pas de ceux très expressifs. Le plus souvent elle gardait ce qu'elle ressentait pour elle. Cela dit, rares étaient les fois où les personnes concernées ne comprenait pas ce qui se passait dans son coeur. En réalité, Phoebe n'était pas difficile à décoder. Encore moins pour Nate. Simplement, son coeur battait de nouveau la chamade, comme lors de leur toute première rencontre où elle avait même tenté de le cacher. Ses yeux pétillaient comme si elle aimait pour la première fois et il était impossible de ne pas comprendre qu'elle ne lâcherait plus la main du Priestly pour pas mal de temps^^

Aller à New York avec lui. Rencontrer sa famille et faire face à son quotidien. Plusieurs fois Phoebe y avait songé. Certes, pas pour ces raisons et pas dans ces conditions mais elle était fière de la proposition du jeune homme. Peut-être que, de toutes façons, elle aurait refusé qu'il s'en aille de nouveau, mais le fait qu'il lui propose de l'accompagner la rassura naïvement. Après tout, qu'aurait-elle pu faire, s'il avait du repartir encore un ou deux mois ? Aller retrouver sa mère était plus important que satisfaire le besoin d'une petite amie de rester à ses côtés. Et Phoebe l'avait bien compris.

Dans tous les cas, des proposition aussi tentantes, il n'en avait pas eut lieu depuis pas mal de temps dans la vie de Phoebe. La dernière importante décision qu'elle avait prise concernait son départ pour l'Académie. Le fait de laisser sa mère face à elle-même. Elle avait été assez difficile à prendre mais la jeune femme ne s'y était pas attardée. Et elle ne regrettait en aucun cas d'avoir laissé derrière elle son passé et sa famille. Puisque tout ce qui comptait pour elle à l'heure d'aujourd'hui se trouvait ici-même. La vie qu'elle voulait avoir était dans ces lieux. Et la personne avec qui elle voulait la vivre était aussi là. Que demander de mieux ?

Non, Phoebe n'avait rien de plus à demander. Parce que le monde pouvait bien s'arrêter de tourner que, tant que Nate était là, ça ne semblait presque...pas si grave que ça. Tant qu'elle restait dans ses bras, le reste importait peu. Le reste n'importait pas, même. Nathaniel Priestly, c'était que qui rattachait Phoebe à elle-même, en quelques sortes. Elle n'avait jamais songé à faire un telle rencontre qui changerait sa vie et sa vision des choses, mais elle n'en était pas moins réjouie de l'avoir faite. C'était, sans nul doute, la rencontre la plus pertinente qu'elle ait pu souhaiter de faire dans sa vie.

Son large sourire, ses cheveux presque toujours en bataille. Ce sourire à la fois charmeur et innocent. Son regard d'un bleu profond dans lequel Phoebe se plongeait volontier, naïvement. Sa façon de voir les choses lorsqu'elle était avec Nate était toujours assez naïve. Elle semblait assez innocente et c'était une vision plutôt légère de ce qui l'entourait. Telle que tout était parfait autour d'eux, dans un cadre idyllique. Tant que Nate souriait, Phoebe était pleinement heureuse.

Il avait ce don inconscient de rendre Phoebe légère. Et un simple baiser contre son front la déchargeait de tout soucis, aussi lourd soit-il. Sans aucun doute, elle n'avait une chance inouïe, et plus le temps passait, plus les minutes s'écoulaient alors qu'elle se tenait contre le Priestly, plus elle s'en rendait compte. Jamais elle ne le laisserait tomber. Elle serait absolument toujours là quoiqu'il puisse advenir. Elle savait qu'ils avaient encore beaucoup de temps devant eux et elle songeait bien à en profiter. Elle vivait, sans aucun doute les meilleurs moments de sa vie.

Elle sourit légèrement à la remarque de Nate. Toujours, est-ce que c'était assez ? Comme si la jeune Phoebe en voulait plus, plus de temps à partager avec l'étudiant, plus de temps pour le découvrir, plus de temps pour qu'il la découvre aussi , même. Beaucoup plus de temps à eux. Parce qu'ils devaient être tous les deux conscients, par leur passé respectif, que la vie enlevait facilement ce à quoi on tenait terriblement. Et si Phoebe tenait à une chose en cet instant même, c'était à Nathaniel Priestly. Et il était hors de question qu'on lui enlève. Hors de question qu'on lui retire ce qu'il y avait de plus précieux à ses yeux. Tout en souriant, elle déposa de nouveau ses lèvres contre celles du jeune homme, pour un simple baiser.


D'accord. Puisqu'on a "toujours" devant nous, je propose qu'on le prolonge un peu au restaurant.

Levant de nouveaux ses yeux en sa direction, elle rit légèrement. Posant son regard contre le sien, elle lui fit comprendre. Comprendre qu'elle l'aimait, simplement, qu'elle l'aimait de tout son coeur.

Je paie.

Prolonger "toujours", c'était une bonne idée, pas vrai ?
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