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 On revient toujours.. [Libre]

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Nathaniel Priestly
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MessageSujet: On revient toujours.. [Libre]   Mer 13 Juin - 16:39:56

À peine avait-il eut le temps de revenir, de déposer à nouveau toutes ses valises dans son appartement que Nathaniel avait eu une envie irrépressible d'aller traîner sur le Campus, simplement pour se rappeler à quel point ce dernier lui avait manqué. Pourtant, Nate n'était pas du genre sentimental, du moins pas avec des lieux, mais il avait vraiment apprécié son premier séjour à l'Académie et comptait plus ou moins ne plus la quitter, du moins durant sa scolarité ici. Il avait passer dans le Hall, se rappelant une rencontre avec une jeune femme intéressante, et par la suite le Salon Commun. Celui-là, c'était tout autre chose, et Nate n'avait pu ravaler son sourire. Était-elle encore là, ici?

Puis, il avait quitté l'enceinte de l'école, simplement pour agrandir son rayon de promenade. Après s'être baladé un bon bout de temps, sans croiser d'âmes connues, il avait remarqué ce bâtiment, une petite église, qu'il n'avait jamais vu auparavant. Étrange comme certaines choses peuvent nous échapper, parfois. Nate n'était pas pour le moins du monde croyant, mais il appréciait les architectures anciennes, et la petite église se prêtait sans difficulté à rejoindre cette catégorie. D'ailleurs, vêtu d'une veste bleue foncée et de jeans, il n'avait pas l'air de se rendre à la messe. Tant pis, ou tant mieux, car à y voir l'éloignement et le peu de circulation autour, il ne devait pas y avoir grand monde...
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Phoebe Darris
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Mer 13 Juin - 18:38:30

Non, ce n'était pas vraiment comme si Phoebe avait prit l'habitude de sortir de l'Académie pour tenter de prendre du bon temps dans la ville. En fait, elle perdait surtout une quantité impressionnante de temps à révasser sur les chemins étroits, lorsqu'elle n'était pas chez elle ou en cours. Ce n'était pas concrètement devenu quelque chose d'habituel mais presque.
Elle aimait, plus qu'avant encore, se retrouver à la petite place près de son appartement et s'acheter une glace. Elle se laissait révasser à tout et n'importe quoi et se fichait pas mal de pouvoir passer une après-midi entière sous le soleil. Elle se rendait, en fait, de moins en moins en cours et ne prenait pas la peine de réiser ce qu'on lui demandait. Elle avait certainement la tête ailleurs. Mais où ? Enfin bon, elle se retrouvait alors, comme très souvent, à marcher dans la ville et traîner, en quelques sortes.

Elle était alors sorti de chez elle dans l'optique décidée de s'acheter une glace pour se détendre et de la manger tranquillement assise sur le premier banc qui se présenterait à elle. Vêtue d'un jean toujours aussi délavé et d'un haut large blanc, elle se digireait lentement vers l'église qui ne semblait jamais vieillir. Phoebe n'avait pas les idées très claires ces temps-ci.
Et elle aimait que tout soit pourtant net dans sa tête. ça avait toujours été ainsi. Peut-être lui manquait-il quelque chose, ou quelqu'un. Si ça peut paraître étrange, la jeune femme ne s'était pas senti aussi nerveuse depuis pas mal de temps. Elle sentait vriament la sensation de détente lui manquer.

Alors qu'elle marchait lentement en direction de cette église, elle apperçut une silhouette, encore trop loin pour être définie, en fait. L'idée d'entamer une discution lui traversa l'espirt. Façon terriblement banale de se changer les idées, après tout. 'approchant petit à petit, il lui sembla que la silhouette lui rappelait quelqu'un et, réalisant alors qui, elle s'arrêta et inspira profondément.
Pourtant pas du genre trouillarde pour deux sous, Phoebe se contenta d'observer, de loin, la personne qu'elle pensait avoir non loin d'elle alors qu'un mince sourire se dessinait gentiment sur ses fines lèvres...


Dernière édition par le Lun 9 Juil - 12:35:22, édité 1 fois
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Nathaniel Priestly
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Jeu 14 Juin - 0:46:39

Ses prunelles d'un bleu profond se perdait dans la blancheur de la pierre dont était fait le bâtiment. Il lui semblait si pur, si surréaliste, que même le soleil frappant l'église semblait se donner la peine de réduire ses rayons pour simplement conservé la douceur de ce bâtiment. Bien que n'étant pas facilement impressionnable, Nathaniel était demeuré depuis cinq bonnes minutes les mains dans les poches de son jean, à observer doucement le coucher de soleil au-delà de la pierre blanche. Il n'entrait pas, non, il n'était pas venu pour cela. À l'intérieur, ce serait le calme, la tranquilité d'esprit, la nonchalence, mais son esprit n'était pas à cet état de veille, non, il était plutôt tiraillé, ces derniers temps.

Après des minutes qui lui parurent à peine quelques secondes, il fit quelques pas timides pour contourner l'église, doucement, sans presse. Il avait cours, mais ne s'en occupait pas pour le moins du monde. Pas pour honorer sa réputation, à vrai dire, cette dernière semblait si peu intéressante à son regard qu'il aurait pu s'en passer, non, simplement parce qu'il avait réaliser que cette présence si rassurante à l'Académie pouvait se rompre si facilement que, du moins aujourd'hui, il n'avait pas envie que ce temps se consume dans un cours.

Nate passa sa main doucement dans sa chevelure, comme il avait l'habitude, même si cette dernière ne s'était pas manifesté ces derniers temps. Puis, sentant un regard pour le moins bienveillant, il détourna la tête, aperçu ensuite un visage fin, encadré par de magnifiques cheveux blonds. Elle..., ses lèvres s'entrouvrirent, puis se refermèrent de surprise. Il n'avait pas prévu la revoir si vite, et encore moins que son coeur batte si fort. Au moins elle était encore là, comme il l'avait ardemment souhaité. Comment avait-il pu se passer de ce regard, de ce visage, de Phoebe Darris? Il lui sourit, doucement, un sourire euphorique, mais doux. Devait-il avancer, ou attendre? Pourtant, il fit quelques pas en sa direction, sans trop savoir quelle attitude adoptée...
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Jeu 14 Juin - 18:57:52

Alors qu'elle ne se rendait pas réellement compte de la présence du jeune homme, Phoebe avait refermé tranquillement sa bouche avant de placer une mèche de cheveux derrière une oreille. Ses idées divaguèrent, dans tous les sens elles se laissèrent aller, alors que la jeune femme posait instinctivement son regard sur Nate.
Il ne lui semblait pas avoir oublié à quel point il était séduisant, avec ses yeux bleus et sa cheveulure brune. Pourtant, Phoebe en fut surprise dès qu'il se retourna vers elle. Elle l'apperçut passer sa main dans ses cheveux, comme elle aimait tant le voir faire. Ses lèvres s'entrouvrirent en un sourire et la jeune femme ne put alors pas s'empêcher d'y répondre finement.

Etrange comme la quantité de questions que l'on se pose peut se dissoudre en une minute, à peine. Phoebe se rendit simplement compte que Nathaniel était LA chose qui lui avait manqué et qui l'avait rendu confuse. On se croirait un peu dans un vieux soap typiquement américain, alors, dans une décor tel que celui que valait la vieille église et le léger rayon de soleil. Et le jeune homme semblait autant surpris que l'était la blonde en cet instant.
En fait, elle avait pensé à son retour et, évidemment, à son absence. Elle s'était demandé s'il reviendrait un jour et le voir aujourd'hui était d'une satisfaction hors normes, même si elle n'était pas tout à fait encore apte à s'en rendre compte.

Elle le vit alors s'approcher doucement et fit de même, ne cessant de le regarder. Elle se rappela comme elle aimait le faire auparavant et combien cette sensation lui avait manqué. Celle du coeur qui bat plus vite que normalement et du sourire qui ne se décroche plus. Arrivée devant Nate, plus beau que nature, plus attirant encore que dans les souvenirs de Phoebe et tellement mieux que toutes ses espérance, Phoebe décrocha un plus large sourire au jeune homme en face d'elle.


Je m'appelle Phoebe.
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Jeu 14 Juin - 23:15:45

Autant la balustrade blanche de l'Église lui avait parut agréable à regarder, plus il se demandait comment il avait fait pour ne pas remarquer l'arrivée de la jeune femme. Bien sûr, le fait étant qu'elle était probablement arrivée quelques instants après lui aurait pu lui effleurer l'esprit, mais Nate était plutôt distrait, quand il s'agissait de Phoebe Darris. Il observa doucement, avec attention, les moindres gestes que la blonde esquissa, de ses lèvres qui se clorent au mouvement gracieux de ses doigts pour replacer une mèche rebelle. Comment, comment avait-il pu si longtemps s'en passer? Il lui revint les instants dans le Salon Commun, puis dans son appartement, et tout particulièrement balcon à balcon, comme une pièce tirée du registre de Shakespeare.

Relevant le col de son survêtement sans vraiment y porter attention, juste pour occuper ses doigts qui ne cherchaient qu'à rejoindre la moindre parcelle de Phoebe. Elle répondit instinctivement à son sourire, comme s'ils le faisaient successivement, comme si cela était prévisible. Incroyable comme la chimie qui les unissait il y a de ça près d'un mois et demi n'avait pour le moins aucunement diminué. D'ailleurs, ce qu'il ressentait pour la jeune femme n'avait pas baissé, même qu'il ressentait les mêmes battements de coeur incessant qui lui fracassait la poitrine. Tellement désagréable et à la fois doux, délicieux..

Pour être surpris de la présence de Phoebe, il l'était, mais ce sentiment d'allégresse de la revoir sous le coup de la surprise était, pour le moins, agréable. Il avait tellement eu de difficulté à cesser de penser au manque flagrant de considération qu'il avait fait en n'informant personne de son départ. Nate le regrettait, sincèrement, de ne pas avoir eu le temps de le faire, au moins pour elle.

Il faisait des pas, des pas qui lui semblaient minuscules et à la fois trop grands, comme si sa tête ne suivait pas la cadence de ses pieds. Tout son corps filait vers Phoebe, mais son esprit semblait être ailleurs, ne réalisant pas vraiment qu'il allait la rejoindre. La fixant de son regard bleuté, il ne se surprit pas à penser à quel point elle était belle, et l'éclat fracassant dans son regard, était renversant. À proximité, sentant, ivre, le parfum de Phoebe, il sourit à ses paroles. Elle était comme quand il l'avait connue, comme celle qu'il a aimé, celle qu'il aime toujours.


Enchanté mademoiselle, je m'appelle Nathaniel Priestly, mais pour vous, ce serait Nate, et même Natichou, si cela vous plait, dit-il, avant de rire doucement, sentant la pression descendre en flèche.
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Ven 15 Juin - 19:58:18

Comment savoir ? Comment savoir si tout ce que Phoebe avait vécu avec Nate existait toujours dans la tête et dans le coeur du jeune homme ? Comment savoir si les paroles même qu'il lui avaient adressé avait pour lui toujours un sens ? Cependant, dans la tête comme dans le coeur de la jeune femme, tout semblait clair. Elle se rappelait les moindres gestes et paroles qu'ils avaient échangés, tous les regards et les sourires. Les discussions pertinantes, aussi. Phoebe avait la sensation que pas mal de choses refaisaient surface en cet instant. Elle n'avait aucun mal à imaginer à quel point elle avait eut envie de ses lèvres ou de le voir sourire. Elle n'avait besoin d'aucune hésitation pour se rendre à quel point son attirance pour le Priestly sautait aux yeux.

Mais voilà, il était parti. Sans rien expliquer et sans donner quelconque nouvelle. Phoebe avait compris toute seule qu'il s'était volatilisé. Certes, elle avait beaucoup d'espoir pendant pas mal de temps. Mais celui-ci commençait se dissoudre au fur et à mesure que les jours défilaient. Et Dieu qu'ils semblaient longs, ces jours sans Nate. Mais là, maintenant et tut de suite, la blonde s'en fichait tellement. Elle avait en face d'elle un retour fulgurant et une des meilleures choses qui pouvaient lui arriver. Rancunière sans l'être trop, Phoebe se surprit à n'en nullement vouloir au séduisant brun. Et même cette pensée terriblement naïve la fit frissoner. Genre, comme si elle pouvait tout lui pardonner. Non, ce n'était même pas une question de pardonner. Simplement elle n'y pensait pas. Ce n'était pas important. Il était parti, s'était peut-être enfuit. Peut-être à cause d'elle, même. Mais qu'importe ? Il était de retour après tout ? Peut-être pour elle, même. Hey, pourquoi pas, après tout ?
Et Phoebe, bien trop du genre à vouloir tout savoir, aurait aimé posé des milliers de questions à Nathaniel. Savoir ce qu'il avait fait, peut-être les raisons de son départ et celles avant tout de son retour ( Bien qu'il fut plus réjouissant que quelconque autre nouvelle ). Savoir si il m'aimait, toujours, comme il le lui avait dit. Parce que sans aucune reflexion, il semblait évident, si on avait la capacité de lire dans le regard de la jeune femme, qu'elle était amoureuse. Heureuse et amoureuse. Naïvement, peut-être, mais terriblement.

Et Phoebe laissa échapper une parole sans retenue. La première qui lui vint à l'esprit, celle qu'elle eut envie de dire pour détendre l'athmospère. La réponse de Nate agrandit alors son sourire et elle haussa dinsctinctement les sourcils. C'était lui, bien lui. La même voix, le même sourire, le même charme. Comme s'ils ne s'étaient pas vus depuis des années, genre.


Très honnêtement, je préfèrerais Natounet. Tellement plus...classe.

Et la voilà s'imaginer l'appeler de ce nom dans la rue, lui fichant une honte considérable. Natounet, Natichou, tu parles ! De la classe ? C'était tellement mieux Nate, tout simplement. Et le rire du jeune homme parvint alors jusqu'à ses oreilles et elle ne put s'empêcher d'y répondre avant de se mordiller la lèvre inférieure. Nerveuse, Phoebe ? Comme si le fait que son coeur la fasse bondir au moindre brusque battement pouvait l'empêcher de rester calme ? Elle se rappela comme le premier jour elle espérait que Nathaniel ne se rende pas compte de ce battement irrégulier et sourit. Elle attrapa la main du jeune homme et se contenta de le regarder. Comme si... Comme si elle voulait avoir la certitude que c'était lui. Comme si elle voualit être rassurée de savoir que celui qu'elle aimait était là et qu'elle avait le droit de le regarder sans avoir peur qu'il s'en ailler. Oui, comme si...
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Sam 16 Juin - 1:52:52

La question demeurait pleine: comment avait-il pu durant tout ce temps se passer du regard vif et brillant de la blonde, de ses yeux, de ses lèvres, de son parfum, de sa délicate chevelure? D'ailleurs, comment faisait-il, une fois en face d'elle, pour résister à cette envie qui lui tordait les entrailles de la prendre dans ses bras, oublier qu'elle ne s'y était plus lovée depuis plus d'un mois. Il avait tellement envie, terriblement envie, trop envie. C'était irrépressible, dès qu'il l'aperçevait, il mourrait d'envie de la sentir contre lui. Cela lui apparaissait comme une certaine possessivité, mais c'était plutôt que Nathaniel était conscient de la chance qu'il avait qu'elle se présente à nouveau devant lui, si éblouissante, si belle, comme elle l'était lors de leur dernière rencontre, peut-être encore plus, ou était-ce simplement le fait de la revoir qui le rendait si euphorique.

C'était caractéristique de la sensation que ressentait le brun en la présence de la jeune Phoebe Darris, euphorie se partageait entre une incommensurable joie, et, bien sûr, satisfait. Une sensation qu'il n'avait jamais connu auparavant, qu'il ne voudrait certes plus connaître avec quelqu'un d'autre, genre. En quelques instants partagés, il s'était senti plus proche d'une personne que jamais auparavant. Quelques mots, pourtant timides, qui lui avait fait apercevoir une parcelle de la jeune femme, qui était déjà si incroyable qu'il était déjà comblé. Nate savait pertinamment qu'ils leur restaient beaucoup à apprendre l'un de l'autre, et c'était l'un des bons côtés de la chose, bien que, sans à ce point se connaître, ils se comprennaient sans avoir besoin d'entrouvrir les lèvres.

Nathaniel agita délicatement les doigts, simplement pour éviter qu'ils ne s'engourdissent, pensant à la sensation de sa main dans la chevelure de la blonde, sur sa peau, entre ses doigts. Il avait déjà oublier qu'il était parti, tout semblait pareil, ces battements décadents dans sa poitrine, le sourire qui ne lui quittait décidément plus les lèvres, des envies irrépressibles de l'approcher de lui, tout cela était du connu, mais c'était oh combien apprécié. Il n'y avait qu'elle pour le faire sentir ainsi, elle pour le mettre à l'envers, elle pour lui, genre.

Il fit un pas, léger, discret, mais qui le rapprochait de la jeune femme, incapable de rester loin d'elle, comment avait-il fait, Dieu, comment? Elle semblait le dévorer des yeux autant que lui, se redécouvrant avec plaisir. Jamais il n'avait eu autant de plaisir à regarder son visage, son fin visage, entouré par sa chevelure d'une blondeur immaculée. Nate sourit, distrait, tandis qu'il songeait à ces petits moments, ces échanges, les fois où, absent, il avait pensé à elle, à plus de 500 km de l'endroit où ils se trouvaient présentement, oscillant entre le désir de joindre l'Académie et d'entendre le timbre de la voix de Phoebe et de se taire, de peur de ne plus pouvoir réprouver cet incessant désir de prendre le premier vol pour l'endroit où il était, sans l'être vraiment, là où il voulait ardemment être, près d'elle.

Entre eux, un silence, un lourd silence. Il aurait voulu lui dire, tout lui dire, mais comment, quels mots utilisés, comment définir ce qui l'avait poussé à prendre la poudre d'escampette, si tôt après qu'il lui eu dit qu'il l'aimait? Que penserait-elle de lui? Il avait peur, peur qu'elle lui en veuille, mais en pensant, bien que cela lui resserre le coeur, qu'elle en avait totalement le droit. Nate lui dirait, oui, il ne voulait pas lui cacher la raison de son départ, mais ce n'était pas le moment. Il n'était pas question pour le moment de lui, ni d'elle, mais plutôt d'eux, simplement.

Le jeune Priestly remarqua que sa réponse aux propos de la ravissante jeune femme sembla détendre l'atmosphère, et que le sourire qui s'agrandit sur ses lèvres fines ne se comparait à rien d'autre. C'était bien elle, tant de fois il avait espéré la croiser au coin de la rue, mais c'était réel, bien réel. Il écouta sa réponse, tout en souriant, puis demeura silencieux quelques instants, l'admirant se mordre de la manière dont il était fou sa lèvre inférieur, la Phoebe qu'il connaissait, qu'il aimait, en face de lui.


Tout ce que vous voulez, tant aussi longtemps que vous me permettez cette petite... écartade.

Il n'approfondit pas sa pensée, mais sa main prit doucement les cheveux de Phoebe puis Nate s'approcha, déposant ses lèvres doucement contre celles chaudes de la blonde. L'embrassant d'abord doucement, puis un peu plus. Un frisson lui traversa l'échine. Ses lèvres avaient encore un meilleur goût que dans ses souvenirs. Il approcha son corps de la jeune femme, heureux, satisfait. Un vrai cliché, deux amoureux, un soleil qui se couche derrière eux, et un ravissant bâtiment sur lequel mourrait les derniers rayons. Il sentit la main de Phoebe dans la sienne, et il la serra, comme s'il voulait lui démontrer à la jeune femme par cette simple pression à quel point elle lui avait manqué, que jamais plus il ne partirait, loin d'elle, jamais.
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Phoebe Darris
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Sam 16 Juin - 17:42:14

Phoebe ne savait plus où donner de la tête. Voilà plus d'un mois qu'elle passait à traîner dans la ville. Elle y avait passé sans aucun doute plus de temps qu'un étudiant normal en une année scolaire. Logiquement s'étant sentie légèrement seule, elle avait cessé de discuter avec les élèves de l'Académie , sans s'en rendre compte. Non pas que Nate était le seul que la jeune femme connaissait, puisque le fait d'arrêter tout contact avec les autres n'était en aucun cas prémédité, mais peut-être qu'inconsciemment il avait fait changer ça. Certainement qu'inconsciemment elle avait jugé inutile de continuer à étudier, à partager des choses avec les autres si celui qui avait la plus grande importance n'était plus là pour lui dire qu'elle faisait une connerie.

Et, au final, rien de tout cela n'avait manqué à la blonde. Les cours ne lui avaient pas été nécessaires ( Bien qu'ils ne l'aient jamais vraiment été, en fait ) et le contact avec les étudiants se révélaient ne pas être si indispensables. Pourtant, maintenant quil était là, que Nathaniel était là son avis semblait se renverser. Oui, maintenant que l'étudiant de loin le plus craquant était en chair et en os en face d'elle, Phoebe se demanda non seulement comment elle avait pu éviter l'Académie et ses élèves pendant autant de temps mais aussi comment elle avait pu passer à côté du fait que Nathaniel Priestly s'était "enfuit".


Non, elle n'était pas passé à côté. Comme si on pouvait laisser imaginer le fait qu'après s'être en quelques sortes livré, le jeune homme avait eut peur ? C'était imaginable et Phoebe s'y attendait. Elle s'attendait à ce qu'il lui dise qu'il avait prit peur et n'avait pas été sûr. Qu'il avait voulu partir et qui sait, qu'il ne l'aimait pas ou plus vraiment. Pourtant, quand il ne repoussa pas sa main, cette idée disparu de l'esprit de la jeune femme. Phoebe avait toujours été (trop ? ) imaginative, mais elle savait donner de la limite à ses idée saugrenues. Et Plus Nate s'était rapproché d'elle, plus son esprit filait en courant. Le reste n'avait plus vraiment d'importance, après tout. Puisque les souvenirs du balcon, de la Salle Commune et du repas avant le bal refaisaient une brusque surface.

Drôlement, Phoebe se rappela aussi comme elle s'attendrissait à simplement regarder Nathaniel. Comme elle se plongeait naïvement dans son regard bleuté et son sourire charmeur à souhait. Il était comme ça et tout ce que Phoebe attendait de lui. Tout ce qu'elle attendait d'un homme, en fait, il semblait lui offrir sans même s'en rendre compte. Il l'avait fait changé et devenir plus simple qu'elle n'avait pu l'être jusqu'à ce jour. Et pourtant, Dieu sait comme Phoebe était née avec cette capacité à ne jamais rechigner et toujours trouver satisfaction. Elle espérait avoir apporté au jeune homme certaines choses et, en toute modestie, l'avoir aidé à certains objectifs. Même si cela paraît confus, pourquoi pas après tout ?

Et elle aimait Nate comme elle aimait la vie où un gâteau au chocolat. Elle désirait Nate comme une soirée à se goinfrer au Pop-Corn devant un film d'amour. Et si la comparaison paraît osée, c'est vrai, elle n'en est pas moins réaliste. Il l'attirait, et il était là. Alors l'idée de goûter de nouveau à lui prenait énormément d'ampleur dans la tête de Phoebe alors que la voix légère du jeune homme parvint jusqu'à ses oreilles presque comme une mélodie.

Si, certes, les sourire de la blonde était toujours large et expressif, il ne cessa pas à la réponse du jeune homme. Comme toujours, leurs discutions semblaient presque confuse et difficile à comprendr, comme un message codé. Phoebe haussa un sourcils et son sourire se déplaca jusqu'au coin de ses lèvres alors qu'elle sentit l'etreinte légère du Priestly resserait sa main. Un geste plus que rassurant,en fait.

Je vous accorderait tout ce que vous souhaitez...

Sans vraiment savoir ce qui allait suivre, bien que la surprise fut particulièrement aigayante, Phoebe avait envoyé ces paroles osées mais concrètes. Combien de fois elle avait rêvé de pouvoir de nouveau goûter aux lèvres du Priestly ? Elle semblait avoir oublié comme le sucré de ses lèvres était délicieux. Elle senti alors son corps se rapprocher de celui qui dégageait une chaleur rassurante et une odeur ennivrante. Celui de Nathaniel. Elle se sentait presque vivre comme elle ne s'était pas sentie depuis qu'il était parti. Et jamais il ne repartirait, parce que jamais la jeune femme n'aurait la force de se dégager de cette etreinte, tant elle y était bien.
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Sam 16 Juin - 18:28:16

Comme le temps qu'il avait passé loin d'elle lui paraissait désormais fade et éphémère. Un mois, un long mois loin de l'Académie où elle était, où il devait par le fait même être. C'était pourtant clair, et ce depuis leur rencontre, il ne parvenait pas à se lasser ni même à ne pas avoir en tête un petit quelque chose de la jeune femme. Depuis qu'elle était entrée dans sa vie, d'abord en tant qu'inconnu et passant rapidement, trop rapidement, au stade d'intime. Intime, quand on y pense, est quelque chose qu'on ne partage pas souvent, et surement pas aussi rapidement, mais il lui paraissait simplement normal que Phoebe et lui se soient liés si vite. Ils se complètaient à merveille et, légèrement vaniteux, Nate ne pouvait pas éviter le fait qu'il trouvait qu'ils allaient si bien ensemble. D'ailleurs, leurs mains s'emboîtaient parfaitement ensemble, et le frisson que le moindre contact qu'il avait avec elle ne détrompait pas son opinion d'être l'homme le plus chanceux de la Terre.

Un mois, qu'avait-il pu faire durant un long mois, loin d'ici, loin de l'endroit où il se sentait bien, coincé dans un appartement qui, malgré son luxe exagérée, avait pris l'apparence miteuse d'une boîte de conserve, puisque tout ce qui l'attachait ne s'y trouvait pas. Phoebe, genre. Avec elle, il n'aurait pas pu croire qu'un mois pouvait être si court. Partager un mois de son existence, en «cellule» quasi-close, simplement à deux avec elle avait un goût de paradis. Simplement le temps de repenser à ce petit plan qui n'avait malheureusement pu se réaliser de passer quelques jours à se porter pâle et de demeurer lovés dans les bras l'un de l'autre dans l'appartement de la jeune femme ou du sien. Trente longs jours où il avait partagé son temps à rencontrer des gens semblant piètrement se soucier de lui, ou encore de sa famille, et d'être plongé dans une sorte de léthargie, entre lire et écouter en boucle des films. Heureusement, Nate avait pu noyer son ennui dans une salle d'entraînement, où il s'y était donné corps et âme, exultant cet ennui et ce sentiment qui lui tiraillait les trippes.

Pendant ces courts moments, il réussissait à presque oublié la blondeur de ses cheveux, le bleu de ses yeux, la douceur de ses lèvres, presque. D'ailleurs, les résultats de ce traitement apparaissait discrètement sur le jeune homme. Oh, rien de très notoire, il préférait de loin la course à la musculation, mais tout de même. Oui, parce que durant ce long moment, Phoebe avait difficilement quitté ses pensées. Qu'allait-elle penser de lui, si loin, à l'Académie, quand elle remarquerait son absence. Le remarquerait-elle? Nathaniel espérait de tout coeur que oui, et l'évocation d'une contradiction lui pinçait le coeur. Il avait confiance, elle le savait, mais malheureusement, et probablement, cela ne lui occasionnerait pas plus de joie que la séparation brusque l'avait fait pour Nate. Penserait-elle qu'il avait honte, peur, qu'il doutait de ses sentiments? Hors, ce n'était pas le moins du monde le cas, genre.

La douceur de la main de Phoebe le ramena au présent, et d'avoir repensé à cela lui fit serrer doucement la main de Phoebe plus fort, sans la broyer, aucunement. Il sentait son souffle sur lui, ce parfum enivrant qui n'émanait que d'elle à ses narines, il était comblé, euphorique. Comme il désirait passer ses doigts sur sa peau délicatement hâlé, découvrir la moindre parcelle d'elle, tout autant intérieurement qu'extérieurement. Sa main dans la sienne, c'était tout ce qui comptait, tout ce qui importait, c'était ce qu'il désirait, un contact, un contact avec la femme qu'il aimait, oh oui il l'aimait tellement.

Leurs regards se croisaient, sans se quitter, bonheur de se retrouver face à l'autre, partager également entre les deux jeunes gens. Elle avait tellement changé d'horizons qui, désormais, lui paraissait futile. Depuis sa rencontre, Nate avait noté qu'il agissait légèrement moins sous le coup de l'impulsion, sauf avec elle, où la tentation était trop forte, et c'était une chose que jamais personne n'avait réussit. On pouvait définir Nathaniel Priestly par le terme «Agir d'abord, réfléchir ensuite», pourtant, c'était différent. Il avait envie d'être quelqu'un de meilleur pour lui, et particulièrement pour elle. Phoebe méritait tellement, et il souhaitait pouvoir le lui donner.

S'approchant d'elle, de son visage, la moindre pensée se tut et il pu parfaitement se concentrer sur cette euphorie de ressentir le goût légèrement sucré des lèvres de la jeune femme. En l'embrassant, il effaça un sourire que les paroles de Phoebe, juste avant, avaient dites. Sans le vouloir, il dit, tout bas, pour elle.


Ce que je souhaite est déjà devant moi...

Puis, un baiser, d'abord délicat, puis prenant de l'assurance, plus impétueux, plus fougueux. Il suivait parfaitement Phoebe, la laissant décider de ce baiser qui depuis longtemps il avait envie. Une initiative paraissait banale, mais pour un garçon comme Nathaniel, signifiait beaucoup. Il se remettait entre les mains délicates qu'il étreignait présentement. Jamais plus il ne s'éloignerait, jamais. C'était impossible, comment survivre sans la douceur des lèvres de Phoebe. La simple mention d'une possible «séparation» lui fit rapprocher de sa main libre la jeune femme de lui. À quoi bon penser à quoi que ce soit, quand l'objet de vos désirs est devant vous, entre vos bras, genre?
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Phoebe Darris
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Dim 17 Juin - 14:40:26

Durant sa tendre jeunesse, Phoebe avait certes vu filer des amis ou des proches sans qu'aucune raison ne soit offerte à personne. Ainsi, la jeune femme s'était promis et habituée à ne pas cesser de vivre, quelque soit la personne qu'il puisse manquer. Et même si elle comprenait complètement qu'on puisse décider de partir - Car, après tout, elle l'avait elle-même fait en direction de l'Académie - elle ne manquait jamais de questionner les "revants" à leur retour. Aussi, même s'étant juré de continuer à vivre et étudier régulièrement au quotidien, Phoebe s'était fatiguée à ne jamais cessé de penser à Nate. Et si la blonde était de nature curieuse, le moment n'était pas choisi pour réclamer réponses au jeune homme. Et puis, le fait qu'il lui tienne la main, la blottisse contre lui et ose l'embrasser avait, évidemment, réussit à convaincre l'étudiante qu'il était parti contre son gré et sans vouloir fuir ses sentiments. Du moins, elle espérait de tout son coeur que ce fut le cas.

Phoebe. Nate. Nate. Phoebe. Les seuls mots qui prenaient pleine place dans l'esprit de la jeune femme étaient ceux-là. Et même durant le long mois où Nathaniel s'était montré absent, la blonde n'avait eut qu'eux. Peut-être avaient-ils même prit plus d'ampleur dans son imagination. Autant était-elle curieuse, autant Phoebe Darris se lassait très vite. Du moins, elle ne supportait pas d'avoir en tête une idée inaccomplie pendant trop longtemps. Cependant, elle avait eut beau tenter de soustraire le Priestly de son coeur, en vain. Non pas que le fait de songer sans cesse à lui la lassait mais elle pensait, évidemment, plus à son départ brusque et inexplicable. Elle était horripilée de penser 24 heures sur 24 à toutes les raisons possibles et imaginables qui pourraient apaiser sa conscience.

Petite à petit, elle avait perdu le courage d'espérer un retour quelconque retour. Elle ne s'en était pas lassé, mais avait perdu la force. En réalité, si Nathaniel n'était pas revenu ce soir là, Phoebe aurait sans aucun doute tourné la page, même à contre coeur. Elle ne savait pas si on pouvait identifier ça à un défaut ou une qualité. mais simplement, sans nouvelles depuis plus d'un mois, elle s'était décidée à passer à autres chose même si cette stupide idée semblait puérile, elle l'estimait beaucoup pour la suite de sa vie. Evidemment, il est inutile de se mettre à croire que passer à tout autre chose aurait été tâche facile, au contraire. Mais comment pouvait-elle deviner qu'il reviendrait ce soir ? Et si Phoebe prenait l'initiative ( Qu'elle stimait courageuse ) de tourner la page, rien ne pourrait la faire revenir en arrière. Du moins avant qu'elle retrouve le visage angélique du jeune homme. Elle se demanda si elle aurait été capable de résister à ce sourire et cet air constamment charmeur.

Cette reflexion lui fit de nouveau réflechir au sujet de Nath' mais indirectement. Concrètement, elle ne connaissait rien à son propos. Hormis le fait, évidemment, qu'il était fier mais doux et visiblement plein d'humour. Fort heureusement, d'ailleurs, car Phoebe n'est en aucun cas de celles qui râlent sans cesse; plutôt du genre, au contraire, à animer la soirée. Et une idée claire parvint alors jusqu'à elle. La soirée de ce soir. Elle 'imaginait discuter indefiniment avec Nate et le découvrir encore mieux. Comme toujours, et quoiqu'ils puissent faire, ne pas voir le temps passer et leur filer entre les doigts. Profiter d'être ensemble et simplement se connaître mieux. Quoiqu'ils puissent faire en une soirée, elle ne perdrait jamais de sa magie. Comment le pourrait-elle, quand on s'y retrouve avec de loin, le plus craquant des étudiants avec qui il soit possible de discuter ? Et quoi de plus attirant que de découvrir que celui qu'on aime et encore mieux que ce qu'on espérait de lui ?


Et elle ne partira pas...

Phoebe laissa un clin d'oeil échapper et elle sourit de nouveau. Merde, elle était amoureuse, quoi. Simplement heureuse. L'envie de rire et de crier haut et fort qu'elle aimait la démangeait de toute ses entrailles. Jamais Phoebe ne s'était sentie plus libre et épanouie qu'en ce moment. Outre le fait que cela faisait un mois qu'elle avait la tête accablée et s'ennuyait à mourir, elle tournait la page mais autrement que de la façon dont elle l'avait imaginé. Heureusement, n'est-ce pas ?
Et de sentir les lèvres de Nathaniel contre les siennes, donner de l'ardeur à un baiser tant désiré dans un cadre à la limite de l'idyllique, ardeur que Phoebe appréciait et mesurait par la chance énorme qu'elle avait.
Parler de désire, c'est facile. Mais avoir en face de soi, en chair et en os, l'objet réel de tous nos désirs, c'est bien plus expressif que quoique ce soi d'autres. Drôlement, les amoureux n'avaient pas besoin de mots. Un baiser expliquaient tout et à cet instant, où Phoebe sentit Nath' la rapprochait encore plus contre lui et qu'elle se permit d'approfondir encore le baiser, la jeune femme se sentait capable de pardonner toutes les erreurs du monde, aussi graves ou futiles soient-elles. Elle aimait, le reste importait tellement peu. Tellement..Tellement peu...


Dernière édition par le Lun 18 Juin - 19:48:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Lun 18 Juin - 2:02:09

D'une enfance dorée, Nathaniel n'avait jamais eu à acquiérir quoi que ce soit, tout lui était offert et servi sur un plateau d'argent. Jamais l'idée de s'en plaindre ne lui avait effleurer l'esprit, et encore difficilement aujourd'hui. Dès sa tendre enfance, le jeune homme avait cru que tout lui était du, et ce sans qu'il n'aille à faire quoi que ce soit. En effet, la vie se déroula ainsi pendant les douze premières années de son existence. Petit prince, gâté par ses parents et la nature, il avait tout ce qu'on rêve tout jeune: des jouets plus grandioses l'un que l'autre, les anniversaires les plus réussis, les amis les plus chouettes et les cadeaux les plus somptueux. En cours, tout allait pour le mieux, il accédait sans difficulté aux premiers rangs des résultats, et sans faire d'effort pour. La vie était clémente, très clémente, là où l'argent et le luxe domine tout, dans la Grosse Pomme.

Pourtant, c'est plus tard que le garçon a découvert à quel point les contacts humains étaient pourris par cette liasse verte à laquelle il avait accès si jeune, presque trop jeune. Des amis qui ne lui parlaient que pour se voir attribuer des babioles pourtant fantastiques qui ne plaisaient plus au jeune Priestly, aller dans des fêtes mondaines sans avoir à dépenser le moindre centime. Parfois même des copines, embrigadés par leurs mères croqueuses de diamants qui intimaient les jeunes femmes à se faire amouracher d'un quelconque jeune héritier qui pourrait advenir à leur moindre caprice. C'est à quinze ans qu'il, bien que conservant tous ces «droits» acquis, il se fit plus discret, étalant moins son argent et sa facilité d'accès à ce dernier.

C'est ainsi que les faux amis ont rapidement disparus, et qu'il a compris à quel point les vrais personnes qui restent sont ceux qui importent le plus, et ce pour qui on compte le plus. C'était ainsi qu'il avait appris cette leçon que Phoebe lui aiguisait, la complétant parfaitement. Elle l'aimait, il en était sûr, pour ce qu'il était, et non pour ce qu'il possédait. Elle ignorait tant de lui, et pourtant elle l'aimait, tout comme lui. Ces détails lui paraissaient tellement futile. L'important, la priorité, c'était elle, et lui. Le reste, eh bien le reste allait ensuite, genre.

Pendant ce long mois, il avait tourner ce mot incessamment dans sa tête, et il en était venu à la conclusion qu'il n'y avait pas de conclusion. Pourquoi? Eh bien tout simplement qu'il ne parvenait pas à s'empêcher de penser à elle, à tout moment, en toute circonstance. Sans elle, il se sentait seul, terriblement seul. Avant, il aurait sans doute pu combler cette solitude avec des copains, ou encore une amie, mais le simple fait de la savoir si loin lui coupait la moindre envie de faire quoi que ce soit qui lui paraissait si primordial avant. Nate s'était aussi demander comment il était possible d'entrer dans une vie et ainsi tout y changer, d'un regard, pour les yeux de Phoebe, dans lequel il s'y noyait, il y voyait le déroulement logique et l'aboutissement de ce chemin solitaire, qui s'embranchait, s'attachait, à celui de la blonde.

Que dire de plus? Qu'il était infiniment content de la retrouver, de la sentir tout contre lui, c'était un minime euphémisme. Nate semblait retrouver le sourire, et ce à la seconde où il l'avait aperçu. D'abord la peur, puis l'euphorie, et maintenant un calme si serein qu'il se serait d'abord cru endormi. Elle le calmait, le rendait plus, comment dire, plus vivant. Il pourrait, d'une seconde à l'autre, courir jusqu'à en perdre complètement le souffle, puis l'autre, s'endormir contre elle. Tout simplement, elle le faisait avancer, le souffle qu'elle lui insufflait dépassait tout, même l'entendement.

Pourtant, faisant fi de ces réflexions, il préféra savourer ce moment privilégier qu'il partageait avec la jeune femme la plus fantastique qui soit. Il redécouvrait la douceur satinée de sa peau, la saveur particulière de ses lèvres, la redécouvrant avec le plus fin des plaisirs. Il ne parvenait pas à savoir ce qu'il pourrait faire à la fin de ce baiser, ce dernier pourrait durer l'éternité, mais ce ne serait probablement pas le cas. Parler, ou tout simplement se taire? Il suivrait l'impulsion, comme cette impulsion de venir ici et de la revoir. Il faisait confiance au Destin, ce Destin qui oeuvrait pour chaque être humain. Pourquoi, parce qu'il lui avait offert le plus précieux des cadeaux: Phoebe Darris.
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Lun 18 Juin - 20:04:08

[ Arf Shocked J'viens de remarquer qu'il y avait eut un bug sur mon précédent post. Autant pour moi et désolée Rolling Eyes ]

Phoebe n'avait jamais réellement donné de limites à ses sentiments. Pas non plus du genre à dessiner partout le prénom d'un garçon dans un coeur, elle savait quand il fallait continuer ou arrêter. Incapable de réflechir correctement sous l'envoûtement d'un garçon dans son plus jeune âge, elle avait sans doute était cataloguée comme une adolescente simple d'esprit avec la gente masculine. Ce qui, en fait, était totalement le contraire. Sans le montrer aux autres et à ses quelques histoires, la jeune femme avait toujours eut le don de compliquer ses aventures, au péril de celles-ci. Elle avait du tomber une seule fois amoureuse au point de se laisser aller sans réflechir. Et ce n'était jamais allé jusqu'où ça semblait filer avec Nathaniel.

Elle ne voyait pas le temps passer et, au final, s'en réjouissait. Elle n'avait pas la sensation de s'ennuyer. Et cela même sans aucune paroles et peut-être même sans gestes. Elle se laissait aller avec lui - Même si, parfois, cette satané d'imagination reprenait le dessus - et se sentait bien. Elle ne le connaissait pas concrètement, et pourtant... Oui, et pourtant elle s'en ficherait presque. Elle oublierait presque le fait que, dans l'hypothèse qu'il soit un serial killer armé ou quoique ce soit, elle pourrait le pardonner.

Elle était avec lui, il faisait bon dehors, elle se sentait à l'aise. Presque aussi simplement que ça... Elle se permit d'interrompre le baiser et de plonger, avec un plaisir des plus naïfs, son regard dans celui du jeune homme. Croisant ses fins doigts dans les siens et resserrant l'étreinte de leurs mains, elle sourit, presque trop attendrie.


Alors te revoilà.

Seuls ces mots avaient la capacité de sortir de sa bouche. Comme si elle voulait en avoir la certitude. Et pour s'assurer qu'il ne comptait pas repartir. Pour s'assurer qu'il ne lui répondrait pas quelque chose du genre " Oui, mais pour ce soir". S'assurer de tout et de rien, être certaine qu'il resterait la soirée entière et même la vie entière, pourquoi pas ?!

D'accord, j'avoue, tu m'as quand-même un peu manqué...

Pas d'humeur triste et sentant l'atmosphère détendue, Phoebe s'était permis cette légère réplique. Elle savait que Nate comprendrait qu'il lui avait manqué plus qu'un peu. Qu'il lui avait manqué terriblement et horriblement. Son sourire restait accrochée sur ses lèvres tandis qu'elle prenait plaisir à redécouvrir son regard bleuté. Encore plus beau que dans ses souvenirs, sans aucun doute...
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Jeu 21 Juin - 7:20:15

[C'est rien, j'ai passé par-dessus en répondant, mais en le voyant en bloc, tu m'as fichu la trouille, j'avoue ^^. ]

Nathaniel sentait la jeune femme entre ses bras et s'en trouvait ravi, comblé. Depuis combien de temps avait-il envie plus que tout autre chose de la retrouver et de la revoir, elle, Phoebe Darris. Non pas qu'il était du genre, du moins habituellement, à se tracasser avec des histoires d'amour, en fait, de ce côté, Nate avait toujours été plutôt simpliste, et peut-être même trop. La majeure partie du temps, il était trop léger, et l'engagement ne l'intéressait pas vraiment. L'héritier Priestly avait toujours été assez difficile à cerner, et cela ne s'améliorait pas avec le temps, mais il savait reconnaître ce qui le rendait meilleur, et la jolie blonde avec laquelle il partageait un baiser était sans doute très haut dans ce classement.

Lorsqu'ils furent à bout de souffle, et Dieu sait que Nathaniel en possédait, il rompit presque à regret le baiser, s'ennuyant déjà du creux chaud et délicieux des lèvres de Phoebe. Il resta tout proche, et leurs lèvres s'effleuraient doucement. Nate sentit un léger frisson le traverser, il n'avait pas été bien comme ça depuis, enfin depuis plus d'un mois, depuis leur discution sur le net via leurs balcons. Passant la main dans les cheveux doux de la jeune femme, il déposa un léger baiser à l'embrissure de ses lèvres, puis recula légèrement, sans lâcher la main de Phoebe qui serrait encore la sienne.

Rien que de se retrouver près d'elle était euphorique, et il s'en voyait particulièrement heureux. Un fin sourire s'étira sur ses lèvres, et Nate s'amusa avec plaisir à redécouvrir les moindres traits qu'arborait le visage de la jeune femme, en appréciant le moindre détail. Ses lèvres, ses yeux, son visage, son nez fin légèrement retroussé qui appela à lui déposer un baiser. La regarder, il ne ferait que ça, et ne s'en lasserait pas, il en était certain. Nate avait l'impression, et l'envie, de tout connaître d'elle, et même les choses les plus banales qui soit. De son cours préféré à chacune des courbes de son cours, il désirait ardemment tout connaître, simplement pour savoir s'il était possible de l'aimer encore plus.

Au fil de ses pensées, il ne put réprimer qu'il devenait sentimental, et il sourit à lui-même. Tant pis si la jeune femme le rendait plus, comment dire, plus doux et plus, disons, porté sur le romantisme. Il n'en restait pas moins qu'avec elle, il n'avait pas besoin d'être quelqu'un d'autre que Nathaniel Priestly. Nate l'embrassa de nouveau, sous l'impulsion, avant que celle-ci l'interrompe, croisant le regard bleuté du jeune homme. La fine pression qu'elle exerça sur les doigts de Nathaniel l'amusa, et il la regarda sourire, puis parler. Comme cela lui avait manqué.


Et je suis revenu pour rester, genre, dit-il, en lui souriant doucement.

Est-ce que cela suffirait à apaiser ses propres craintes, et peut-être celle de la jeune femme. Lui n'avait aucune envie de partir, de repartir, mais peut être y serait-il obligé. Nate n'en avait que faire, cette fois, n'importe comment, il le lui dirait, du moins s'il n'était pas possible qu'elle l'accompagne. Puis, à la suite des paroles de Phoebe, il accentua sur son visage une moue d'enfant qui n'a pas ce qu'il veut.

Juste un peu?

Il lui sourit, même s'il savait qu'elle allait deviner qu'il avait compris, et que c'était réciproque comme sensation. Waouh, il n'en revenait pas. Il était le garçon le plus chanceux de la Terre, genre.
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Ven 22 Juin - 21:30:06

Nate. Il était devenu pour Phoebe quelque chose de presque ...indispensable. Elle qui, pourtant pas du genre à s'attacher facilement, s'était de suite entichée à lui, dès la Salle COmmune. Elle se rappela comme le courant était de suite passé entre eux, alors qu'il bricolait avec un objet électronique. Elle se rememora comme les élèves autour d'eux avaient perdus de leur importance dès qu'il s'était approché d'elle. Elle aimait sentir de nouveau son souffle chaud lui effleurer le visage, et ce parfum léger et tellement ennivrant la faire frissoner. Elle aimait le goût de ses lèvres, l'odeur de sa peau et sa délicatesse. Elle aimait autant tout ça qu'elle s'attachait à ses mimiques, à cette manière de passer sa main dans ses cheveux et de les ébouriffer gentillement. Cette classe qui ne quittait jamais Nathaniel avait modestement le don d'attirer Phoebe vers lui et de ne jamais vouloir se déloger de ses bras.


Pour autant qu'elle s'en souvienne, la jeune femme n'avait jamais connu ce genre de sensations. Bien que, pour 18 ans, Phoebe avait connu assez d'expérience pour connaître pas mal de choses. Elle avait été comme toutes les adolescentes le sont à 15 ans. elle avait connu des histoires et avait, certes, rencontré des gentleman et hommes en tout genre. Elle arrivait même à se rappeler comme on lui avait repproché d'avir été trop désinteressée de ses relations ou, pour contrebalancer, de trop leur laisser le temps. Mais Nate semblait au-dessus de tout ça. Elle avait trouvé le juste milieu et semblait être elle-même avec une facilité spectaculaire. Elle ne connaissait pas Nate comme on connait un proche. Elle ne connaissait ni son passé si sa façon d'avoir vécu jusque là et avec qui. Mais elle l'avait apprit d'elle-même. Sans lui demander de quel milieu il venait, elle l'avait deviné. Elle avait la sensation de le connaître, sans pourtant n'avoir jamais parlé d'eux concrètement dans une discution honnête.

Et Phoebe aimait ça. Elle aimait jouer de ce sentiment là. Peut-être qu'elle jouait trop. Du moins c'est ce qu'on pouvait lui reprocher. Mais , à ses yeux, ce n'était pas comme jouer, elle prenait simplement les choses avec recul en permanence et ne donnait jamais d'importance à rien. Phoebe avait toujours eut la chance d'être à l'aise avec les autres et d'avoir fait, durant sa vie, des rencontres bien et interessantes. En compagnie de ses amis, elle avait toujours su prendre la vie simplement mais avec sérieux. Et, lorsqu'il lui arrivait de tomber sur des gens moins... interessants ou qui pouvaient, d'une manière ou d'une autre, désorganiser la jeune femme, celle-ci avait toujours eut une capacité déconcertante à les rayer de sa listes de connaissances ou d'amis. Et les souvenirs de ses premières soirées trop arrosées, celles où elle avait découvert la vraie vie. Des soirées ou la blonde savait ne pas se faire remarquer et rester discrète en profitant. Cependant, elle avait entendu plus tard par ses amis qu'elle attirait l'attention sans vraiment le savoir. Ce qui devenait particulièrement réjouissant pour une fille de 16 ans à peine.

Alors que toutes ces idées traversaient à une vitesse effarante l'esprit de la jeune Phoebe, la voix douce de Nathaniel la ramena à la réalité. Et ô combien cette réalité là était mieux que tous les rêves du monde...

C'est ce que j'espère.

Le souvenir du jour où le Priestly lui avait dit qu'il ne décollerait jamais son regard de Phoebe lui revint à la mémoire. Voilà plus d'un mois que cette promesse s'était estompée. Et comme, ce soir, elle était revenue...sur le devant de la scène ^^
Et le voilà qui déposait, comme il semblait apprécier de le faire, un baiser à l'embrissure des lèvres de la jeune femme. Une frisson envahit son corps entier et elle plissa le nez d'une irrépréssible envie de l'embrasser.
Le visage de Nathaniel était à la limite de l'angélique et du démoniaque. Comme s'il représentait toutes les tentations auxquelles Phoebe se devait de résister. Et lorsqu'il aborda cette moue d'enfant mécontent, la jeune femme laissa échapper un rire cristallin et sentit la pression disparaître plus loin que jamais elle n'avait pu l'être auparavant.

Peut-être un rien plus, alors...

Elle tapa de son index le nez de l'enfant et sourit. Comme si quelqu'un dans le monde pouvait se sentir plus heureux que Phoebe Darris à cet instant. Impossible, n'est-ce-pas ? Oui, impossible lorsqu'on est dans les bras d'un Nathaniel Priestly.
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Mar 26 Juin - 0:25:36

[Superbe, ta sign' en passant. J'avais oublié de le dire xD]

Quel beau moment le jeune homme était en train de vivre, simplement le fait de le partager avec la femme la plus fabuleuse qu'il pouvait connaître faisait de ce moment un instant d'exception, mais de la revoir après si longtemps et de goûter à nouveau au goût sucré de ses lèvres n'avait pas son pareil. Elle n'avait pas son pareille. Elle était simplement elle, Phoebe Darris, et cela était ainsi. Rien ne pouvait plus ravir Nathaniel que de la sentir tout près de lui, tout le contraire de ce long mois où, rêvant à un instant semblable, elle se trouvait à des centaines de kilomètres de lui. Juste que leurs lèvres séparées, pour Nate, semblait l'éloigner trop de lui, et c'est avec une volonté de fer qu'il se refusa le nid doux et chaud des lèvres de la jeune femme.

Aujourd'hui, tout lui paraissait futile, sauf le fait d'être prêt de la jeune femme. Phoebe et lui, simplement. Phoebe près de lui, lui près d'elle, tout près d'une église dont il garderait sans doute un merveilleux souvenir. Le hasard avait voulu que leurs chemins en redevienne un à cet endroit précis, comme si c'était le seul moment possible pour une interaction. Nate ne désirait plus qu'une chose, l'entendre parler, la voir se blottir dans ses bras, la voir sourire, l'entendre rire, admirer le regard pétillant qu'elle n'a que pour lui. Il voulait tout d'elle, tout d'elle qui le concerne lui. Comme il pouvait être possessif de cette ravissante blonde entre ses bras, comme il pouvait y être attaché. Tout cela avait commencé au-delà des mots, comme si leur silence mutuel avait créé un lien plus profond que les relations basées sur les mots. D'ailleurs, tout c'était décidé spontamment quand l'attrait des lèvres roses pâles de Phoebe lui avait fait perdre toute réserve, comme elle le faisait en ce moment.

Le contact de sa main contre celle de Phoebe l'appaisait, autant qu'il lui donnait envie de caresser son bras, son épaule, la courbe de son cou, son visage. Elle lui donnait tant et lui prenant si peu. De sa main libre, il déposa sa main doucement sur le haut de la taille de la jeune femme, puis la flatta doucement, du bout des doigts, effleurant la peau de la blonde sous ce tissu qui bloquait l'accès à ces doigts curieux à la douceur satinée de cette peau délicieusement hâlée. L'observant doucement, dans un silence plaisant, il lui sourit doucement, complètement ravi et encore plus sous le charme, si cela était possible.

La vie loin de ce petit monde de l'Académie avait été bien rude, mais tout cela semblait si lointain, si fade, si insipide. Comme si le dernier mois n'avait pas existé et que c'était un simple mauvais rêve, et qu'il venait de se réveiller au côté d'une Phoebe encore ensommeillée, mais dont le sourire valait toutes les richesses du monde. L'idée de briser ce moment ne se pouvait tout simplement pas, et d'ailleurs, rien ne pouvait le faire. Lui comme elle n'avait d'yeux que pour l'autre, ce qui, depuis le début, avait été le cas. Les autres, les autres s'étaient relayés en second plan, bien que Nate eut lié quelques amitiés, amitié qu'il appréciait énormément, il ne partageait cette complicité qu'avec elle, et ne voudrait pas le faire avec personne d'autre.


N'espère pas, ne fait que me croire.

Il fallait le croire, refaire une absence aussi longue loin d'elle, il en serait incapable. Nate ne s'y ferait pas, c'était certain. On dit que l'absence rapproche des coeurs, malgré l'éloignement. Il faut croire que ses sentiments s'étaient accrus lorsqu'il pensait, un pincement au coeur, à Phoebe Darris qui se trouvait à l'Académie, tandis que lui devait se tenir à 300 kilomètres de là où il avait envie d'être, là où celle avec qui il avait envie d'être était. Sa priorité maintenant était bien sûr de rendre le plus heureux possible la jeune femme entre ses bras. Une mission qu'il comptait réussir avec brio, et cela était déjà bien entamé, car le baiser qu'il déposa à l'embrissure des lèvres Phoebe lui fit ressentir le frisson qui la traversa toute entière. L'envie de l'embrasser davantage était quasi-insoutenable, mais dans un monde fait de tentations, particulièrement quand ce monde s'appelle Phoebe, il fallait s'endurcir.

Le rire qui s'offrit aux oreilles de l'héritier Priestly ensuite n'aurait pas pu le rendre plus heureux. Elle le regardait doucement, joyeuse, pétillante, rayonnante de vie et de sa présence là, près de lui. Ses paroles amusèrent aussi le faux gamin, qui sourit, un sourire d'enfant contenté à qui on vient d'accorder un quelconque privilège, qui devint finalement un sourire que Nate n'avait que pour elle, pour Phoebe.


Tu m'as manqué aussi, beaucoup.

Puis il sentit le doigt de Phoebe sur son nez, qu'elle accompagna d'un sourire qui le fit sourire à son tour. Il était heureux, tellement heureux, rien ni personne ne pourrait rien y changer. C'était irréversible, ce sentiment, et oh combien plaisant. Nathaniel Priestly était par-dessus la tête amoureux...
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Mar 26 Juin - 14:58:42

[Ahhhhhh!!! Ca fait pliziir de voir un topic avec de tres bon posteur!!!!! Ca me rend joyeuse tout d'un coup!! ]
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Mar 26 Juin - 16:32:37

[T'es pas la seule ma chère Laura, j'ai enviie de leur faiire un grOs caliin Razz ]

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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Mar 26 Juin - 16:46:09

[I love you à vous deux ^^]
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Jeu 28 Juin - 20:29:43

[ Haan, Merci à vous trois I love you ]

Elle aimait. Phoebe aimait. Elle avait envie de le crier sur les toits, de le dire à tout le monde. Elle se sentait libre d'être avec Nathaniel Priestly. Elle se sentait heureuse d'être contre lui, sa main croisée dans la sienne. Elle ne s'était pas rendue compte tout de suite qu'elle tombait amoureuse du jeune homme. Du moins, pas dès leur toute première rencontre dans le Salon commun alors que la foule autour était belle et bien présente. Mais si une chose était sûre, c'est qu'il l'avait envoûté de suite. Elle se rappela l'étudiant qui avait prit sa place sur le canapé voisin et de ce fait, qu'il avait du s'asseoir à ses côtés. Peut-être qu'en fait, c'était à ce moment là qu'elle avait compris que c'était bel et bien lui.

Et elle le connaissait. Quoiqu'on puisse en dire, elle savait de lui tout ce qu'elle avait envie de savoir. Et elle était même tentée de savoir ce qui pourrait ne pas lui plaire. Il était ce qu'elle avait attentdu, en quelques sortes. En fait, il la faisait sourire. Et c'était aussi simple que ça, il la faisait sourire et la rendait heureuse. Il fallait qu'il sache qu'elle ne le laisserait pas repartir. Parce qu'elle avait été trop mal sans lui durant cet interminable mois. Elle ne s'en était pas rendu compte, jusque là, mais quand leurs lèvres se frôlaient, elle remerciaient humblement le ciel d'avoir ramené Nate à elle.

Et elle sentait sa main douce contre la sienne, en ne voulant sous aucun pretexte qu'elle ne se déloge. Et elle désirait l'embrasser de nouveau, goûter à lui de nouveau, goûter à lui encore plus. Et elle se fichait du reste. La terre s'arrêtait de tourner, comme la première fois. En fait, c'était comme leur première rencontre. Ils avaient tout compris dès le départ. Pour Nathaniel, c'était Phoebe et pour Phoebe, c'était Nathaniel. Rien de plus limpide, rien de plus simple, rien de plus évident. Elle se fichait du reste. C'était Nate, simplement. Et c'était tout l'inverse de ce qu'elle avait connu jusque là.

Elle était inconnue à sa vie jusque là mais avait une idée forgée de ce que celle-ci avait pu être avant l'Académie. Elle lisait en lui ce côté fier et fidèle aux principes, celui d'un homme. Mais tout sauf un homme ordinaire, en fait. Il n'en restait pas moins délicat et doux. Et mon Dieu cette classe ! La jeune femme n'avait jamais connu ça aupravant. Dans toutes les situations, il était là, classe et parfait. Et elle savait qu'il n'avait besoin d'aucun effort pour atteindre cette perfection. Si une chose était sûre, à cette instant où la main du jeune homme se posait sur la taille de l'étudiante, c'est qu'en plus de l'aimer, elle le désirait. Et savoir attirer Phoebe Darris dans ses filets, Nathaniel pouvait s'en vanter, car elle n'avait jamais été du genre facile.

Non seulement elle voulait connaître ses défauts, mais elle voulait qu'il connaisse les siens. Car elle devait lui paraître peut-être parfaite, elle aussi, mais c'était bien loin d'être le cas. Elle était remplie de défauts en tous genre et les faire partager avec Nate ne lui semblait pas moins agréable...


Je te crois. J'ai confiance. Et je t'aime.

Mot pour mot, elle ne l'avait presque jamais dit. Non pas qu'elle n'aimait pas, mais elle se contentait de répondre "moi aussi". La difficulté de ces mots lui paraissait évidente mais les prononcer à l'attention de Nathaniel Priestly leur donnait une fluidité incroyable. Et lorsqu'elle entendit la suite des paroles du jeune homme, elle déccrocha un sourire heureux. Heureux.

Rassurant.

Son sourire s'aggrandit et elle embrassa Nate à l'embrissure de ses lèvres, intentionnellement. Il le faisait souvent, elle voulait jouer.... Alors la voilà arriver de plein pieds dans le monde réel. Elle savait que le brun avait senti ce frisson qui avait parcouru la jeune femme mais elle n'en était pas vraiment pas gênée. Pas comme au début. Son coeur battait de nouveau la chamade alors que ses lèvres, dessinées d'un sourire, s'articulèrent de nouveau.

Je veux tout savoir. Qu'on se raconte tout avec le sourire. De toutes façons, tu es revenu, pas vrai ?

Et...il ne comptait pas repartir. Pas vrai ?
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Ven 29 Juin - 4:58:11

[Des compliments qui te vont à merveille, oh grande écrivaine I love you]

Dans l'esprit du jeune homme, tant et tant de mots s'entremêlaient, ne sachant plus comment se placer pour donner une phrase compréhensive. Ses pensées ressemblaient davantage à un gribouilli informe, et il confondait volontairement ses paroles en les frappant contre le mur du silence, mais pas n'importe lequel, celui qui unissait les deux jeunes gens dans l'immédiat. Décidément, comme s'il en avait douté, Phoebe Darris lui faisait complètement perdre la tête. Il aimait tout d'elle, en partant de sa manière de le regarder jusqu'à son sourire, un sourire qu'elle semblait n'avoir que pour lui. Nate aurait fait tout pour le lui coller au visage en ce moment même, mais il n'avait besoin simplement que d'être présent pour que leur joie commune se décuple. En fait, on pouvait résumé la pensée pourtant large du jeune homme en un seul terme, un terme qui, de lui même, disait plus que n'importe quelle suite de mot. Il y a un monde, et il y a eux, tout simplement.

Ensemble, envers et contre tous. Que le vent se lève, ou que le soleil se couche, il était certain d'avoir pour le moins pensé un moment à la merveilleuse blonde qui égayait ses journées. D'ailleurs, si loin, c'est avec son souvenir qu'il en était sortit indemne. Il n'avait eu qu'à songer aux merveilleux moments qu'il avait passé en sa compagnie, tout débutant lorsqu'il avait fait sa connaissance dans le Salon Commun. Ni l'un ni l'autre n'aurait cru que cette journée d'autombe change probablement beaucoup de la vision qu'ils avaient de l'Académie, du monde, d'eux même. Sans doute avait-il eu une étincelle immédiate, une attraction réciproque, car sans se poser de question, Nate s'était approché d'elle, et la conversation avait été rapidement scellée par un baiser, le premier.

Ce n'était pas inusité comme situation, si ce n'est des papillons qu'avait ressentit le jeune homme à ce moment-là. Un sentiment qui, comme il aurait pu le penser, ne s'était pas estompé, non, au contraire. Au fil des jours, quand il la croisait dans les couloirs, ce sentiment reprenait forme, et c'était quand il l'avait invité au Bal de Noël que ce sentiment s'était mué en quelque chose d'encore plus fort. Même aujourd'hui, il ne parvenait pas à mettre le doigt sur cette sensation qu'elle lui faisait sentir, à la fois désagréable et des plus plaisantes. Ce sentiment particulier que l'on ressent quand l'autre semble nous compléter, comme s'il y avait déjà une part de nous en elle. Quand il lui avait fait visiter son appartement jusqu'au souper que ni l'un ni l'autre avait réussi à avaler, Nathaniel s'était sentit si proche de la jeune femme, et incapable de se dérober de son regard. Encore moins de détacher le sien de la silhouette délicate de Phoebe...

Il y avait eu ensuite leur conversation de balcon à balcon, comme des amants séparés par un infime espace qui leur apparaissait être un océan, un continent. Ils avaient échangés, pour d'autres, des banalités, mais de fil en aiguille, et ce à travers ces phrases filiformes, chacun s'était vu offrir la possibilité d'aller plus loin, encore plus loin, s'enfoncer dans ce monde de tentation, de désir et de plaisir, cette attirance qui ne faisait que grandir quand ils étaient loin. Des tensions palpables, des tensions qui jamais ne s'estomperaient. C'était ces tensions qui le tentait de voler un baiser à la jeune femme, ou comme là, maintenant, de déposer une main sur la fine taille de Phoebe.

Rien que de sentir sous un fin étoffe de tissu la douceur de sa peau, il réprima difficilement un frisson. Comme il désirait sentir la peau chaude de Phoebe sous ses doigts, mais il était trop conscientieux pour cela. Ce n'était pas le moment, et il préférait largement la laisser faire les premiers pas. Non pas qu'il avait peur qu'elle réagisse, non, c'était plutôt le contraire, mais avec elle, il avait envie de faire tout différent, de ne pas précipiter les choses, car il n'avait aucunement envie de prendre à la légère ce qui se passait entre Phoebe Darris et Nathaniel Priestly. C'était simplement elle qui lui insufflait sa force, par sa simple présence, Nate se sentait inattaquable, sinon faible devant elle, devant sa beauté, sa simplicité, devant le bonheur qu'elle lui apportait, simplement.

L'envie de s'approcher d'elle le démangeait, mais la pression de la main dans la sienne lui procurait un bonheur inouï. Un contact, oui, un humble et pur contact, mais qui lui faisait profiter de la valeur inestimable de la jeune femme à ses côtés. Parce que oui, oh oui, Nathaniel était conscient de la chance qu'il avait d'avoir quelqu'un comme Phoebe dans sa vie. Il l'aimait ainsi, avec tout ce qu'elle avait, des qualités et défauts, des habitudes, des opinions. Jamais il ne lui viendrait à l'idée de changer quoi que ce soit, car il était tombé amoureux de la Phoebe qui ne le connaissait pas, de celle qu'elle était depuis 20 ans.


Je t'aime aussi, oh oui je t'aime.

Un sourire en coin, il prit la main qu'il tenait encore dans la sienne, et l'embrassa doucement, après l'avoir approché de ses lèvres, sans la quitter des yeux. Les «Je t'aime» étaient si facile à dire, si facile à répondre quand on ne les pensait peu profondément. Pourtant, sans vraiment se voir, Nathaniel avait vraiment réussi à y mettre tout ce qu'il ressentait pour la jeune femme, et ce, sans superficialité. Puis, la regardant sourire, il ne répondit rien à l'unique mot qui constituait sa réponse, se contentant de faire une petite pression sur sa main, signifiant qu'il pesait ses mots.

Puis, la jeune femme l'embrassa à l'embrissure des lèvres, comme il l'avait fait précédemment. Faisant une mine légèrement surpris, celle-ci se changeant en celui qui en voulait plus, mais comprenant le petit jeu qu'instaurait ces petits échanges, il la regarda fixement, puis l'entraîna avec lui, il la souleva avec précaution, bien qu'un peu violemment, puis, quand elle fut à quelques millimètres de son visage, il déposa ses lèvres au creux de son omoplate, puis la serra contre lui.

Il relâcha ensuite son étreinte, et commença à marcher, tandis que la jeune femme prit la parole, Nate l'écoutant, puis garda le silence quelques secondes. Non pas qu'il ne voulait pas répondre, ce n'était pas le cas, mais il désirait prendre son temps pour savoir où commencer. Marchant lentement, il finit par prendre la parole.


Savoir pourquoi je suis parti? Très bien.

Il lui sourit, puis continua.

Mon père est venu me chercher à mon appartement, il y a un mois et quelques jours. Crois-moi, j'ai été des plus surpris qu'il ne soit pas au bureau comme d'habitude, et sa mine...

Cherchant ses mots, il s'embûcha sur les mots, légèrement.

Il m'a appris que ma mère avait eu un accident, qu'elle avait fait une crise cardiaque. Elle n'a jamais eu une grande santé, mannequin une bonne partie de sa vie, disons que l'alimentation et l'exercice de façon abusive traînait comme une vieille habitude...

Serrant doucement la main de Phoebe pour y trouver un réconfort quelconque, un autre que de la savoir présente, il continua.

Elle a donc été hospitalisée pendant trois semaines, et j'allais la voir, toujours. Souvent, trop souvent, elle dormait. Je me demandais pourquoi, et je me le demande encore. Les médecins, ces imbéciles, il semblait croire que nous... enfin, que je n'aurais pas compris, dit-il, alors, j'ai attendu, attendu de l'entendre, de la voir ses yeux ouverts sur un monde qu'elle aimait trop, mais ce n'est pas arrivé.

[J'avais pas envie d'en faire un drame familial et qu'il s'en remette pas, mais je vois pas d'autres raisons pour qu'il se soit barré un mois...]
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Phoebe Darris
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Dim 1 Juil - 11:44:49

[ Merci mais, entre toi et moi, y vraiment pas photo niveau écriture, tu bats des records I love you ]

Aux yeux de la jeune Phoebe, la vie n'avait jamais semblée être très compliquée. Elle n'avait jamais eu la sensation de ne pas comprendre et s'était toujours sentie à l'aise avec celle-ci avec les autres. Elle savait ce qu'elle faisait et pourquoi elle le faisait. Et elle n'avait jamais rien entreprit sans savoir où cela pourrait la mener. Simplement, lors de sa toute première rencontre avec Nate, il avait tout brouillé dans son esprit. Elle n'avait plus su comment réagir face à lui, ses gestes et son sourire. Il l'avait envoûté. Il n'y avait eut que lui, et seulement lui, au beau milieu de cette Salle Commune. Oui, il n'y avait eut que lui et son regard bleuté que Phoebe était dans l'incapacité de quitter.

Le regarder, sentir sa douce et rassurante présence était comme connaître le bonheur complet. Et encore une fois, alors que le lieu où ils se trouvaient était magique et que le soleil se couchait tranquillement derrière lui, Phoebe Darris n'avait d'yeux que pour Nathaniel Priestly. Elle savait qu'il était là, qu'il la regardait, la main posée sur sa taille. Depuis plus d'un mois, ce qui était en train de se produire était simplement ce que Phoebe n'avait pas cessé de désirer. Et elle n'était pas prête à laisser filer le jeune homme. Elle n'était pas prête à lâcher l'étreinte de sa main et décoller son regard du sien. Et si une fanfare avait résonné comme un tremblement de terre à côté d'eux, l'aurait-elle seulement entendu ? Peu importe. Nathaniel était là. Et pour de bon.

La Salle Commune, leur tout premier baiser, et ô combien magique. L'appartement de Nate avant le bal. L'intention que Phoebe avait mis à se préparer, dans l'optique de plaire au jeune homme. Ce regret de ne rien avoir apporté et ce repas que le séduisant cuisinier avait préparé rien que pour eux. Et leurs mains posées sur la table, leurs doigts qui s'entichaient et leurs regards qui se croisaient, s'entrecroisaient et se disaient tout. Et le "Je t'aime". Celui de Nate ; Celui que Phoebe avait reformulé à son intention aujourd'hui. Le balcon. Les messages instantanées et les positions peu confortables sur leur ballustrade. L'envie de se rejoindre mais vouloir résister à la tentation. D'ailleurs, est-il simplement possible de résister à la tentation d'enlacer, d'embrasser, de regarder Nate ? En fait, c'était limpide : Il y avait Nathaniel Priestly, il y avait Phoebe Darris. Mais ensemble.

Et ce soir, devant l'église et alors que le soleil y donnait un reflet orangé, Phoebe se reposa, mot pour mot, cette question : " Est-il simplement possible de résister à la tentation de Nathaniel Priestly ? " Dns tous les cas, la jeune femme n'y portait pas d'importance. Car elle ne souhaitait pas se défier d'y résister. Et pour se le prouver, elle embrassa Nate simplement, de nouveau. Elle sentait qu'il attendait qu'elle fasse le premier pas, qu'il observait ce qu'elle comptait faire et, alors, elle lui sourit. Aux yeux de la blonde, ce qu'ils vivaient n'étaient pas à prendre à la légère, car leurs sentiments étaient mis en jeu, mais elle voulait aller là où elle le souhaitait. Elle ne voulait pas se tracasser pour quoique ce soit qui viendrait dans le ftur. Elle vivait le moment présent. Et le moment présent l'appela à passer sa main libre dans les cheveux soyeux de Nate, pour se rappeler comme elle aimait le faire.

Jouant, avec une mèche de cheveux, elle entendit a réponse affective du jeune homme au "Je t'aime" précédent de Phoebe. Sa main descendit alors jusqu'à la joue du beau brun, qu'elle caressa, en souriant, frissonant à l'étreinte que Nate avait resserrée et attendrie par le regard surpris qu'il avait eu. Elle se sentit ensuite légèrement soulevée, après que le jeune homme l'ai regardé fixement, et elle haussa les sourcils, surprise à son tour. Sentant les lèvres douces et humides du Priestly se poser contre ses omoplates, un frisson tel qu'elle l'avait connu la toute première fois parcouru son corps tout entier et elle ferma un instant les yeux. Elle ne les rouvrit qu'une fois pieds à terre, pour poser son regard sur Nate et sourire, encore et encore. Elle l'aimait. Elle, alors qu'il se mettait à parler, elle se sentait plus prête encore à tout savoir de lui, et de son départ...

Alors qu'il avait commencé par une phrase, il avait sourit. Et Phoebe s'en était trouvée rassurée de tout coeur. Elle s'était mise à marcher à ses côtés et l'écoutait. Elle fronça les sourcils lorsque les premières explications lui parvinrent et des milliers de question s'entremêlaient maintenant dans son esprit. elle l'écouta ttentivement, avalant chaque fois et les sentant frapper contre son coeur. Elle sentit alors que Nathaniel désirait un réconfort, alors qu'il serrait la main de Phoebe. De sa main libre, elle caressa le bras du jeune homme. Elle se sentait capable de le soutenir, mais attendait qu'il finisse. Une fois qu'il eu terminé, Phoebe porta son regard, vide, devant elle.

Merde. Elle se trouvait tellement stupide de lui en avoir voulu d'être parti. La famille, ça passait avant tout. Avant Phoebe, avant absolument tout. Elle chercha ses mots, ceux qui pourraient réconforter le jeune homme, et posa son regard sur lui. Elle ne savait pas comment prendre la nouvelle et soupira. La première question qui lui parvint sortit alors de sa bouche.


Et tu vas bien ? Ton père va bien ? Ta mère...

Il lui sembla déplacé de demander comment se portait sa mère. Mais, en réalité, elle n'avait pas tout saisi. Etait-elle réellement...partie ? Merde, il fallait qu'elle soit là. Il fallait que Phoebe soit et reste avec lui. Non seulement elle l'aimait de toutes ses forces, mais en plus, il avait besoin d'elle.

Je cherche mes mots. Je ne sais pas quoi dire...

Elle s'arrêta de marcher et attrapa l'autre main de Nate, qu'elle prit dans la sienne.

Je suis désolée. Vraiment...Vraiment désolée.

Elle plongea son regard dans celui du jeune homme et l'enlaça. Simplement. Elle voulait l'aider mais ne se sentait même pas plus forte que lui. Cherchez l'erreur...

S'il faut que tu repartes, pour quoique ce soit, pour aider quique ce soit. Si ton père a besoin de toi... Alors vas-y. J'espère que tu le sais, mais moi, je serais là. Si tu as besoin de moi, oui, je serais là. Et si tu dois partir, je t'attendrais.

Elle l'aimait. Oui, plus que n'importe qui au monde...
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Nathaniel Priestly
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Sam 7 Juil - 5:16:58

[Mdrrr... que de compliments que je te renvois avec plaisir, ma merveilleuse et écrivaine ET graphiste xD]

Depuis sa tendre enfance, Nathaniel Priestly se comportait comme un véritable petit prince, maître de ses caprices à lequel il fallait céder. Ce garçon pour le moins désagréable, du moins, il se l'apparaissait ainsi après cette période qui couvrit la majeure partie de sa courte existence, avait été longtemps difficile à contenir, à discuter et pour le moins incompréhensible. Comment comprendre, quand ce n'est pas notre cas, de voir un garçon croire que tout lui est du? Cette liberté, il s'en voulait de l'avoir eu si jeune. Il n'avait qu'à demander pour le recevoir, il serait même peu de dire que si le petit Nate avait demandé à voir le Père Noel, son père se serait arrangé pour lui avoir un billet pour le Pôle Nord, avant d'avoir précédemment engagé tout une usine de gens pour convaincre son fils.

Pourtant, cela ne compensait pas l'absence de ce père qu'il n'avait que si peu vu dans son existence. Par-ci, par-là, le temps d'une soirée, d'un souper, et parfois même, dans les occasions spéciales, avant l'heure du coucher. Ces moments magiques que, normalement, ont devrait, enfant, avoir accès tous les soirs, il les partageait parfois avec ce père absent qui, en contre-partie, cédait à la moindre demande son héritier. Geste qu'il dut regretter quand, furieux, ce petit «ange» se transformait en véritable démon. Un vrai de vrai, et ce n'était pas du bluff. Nate était le spécialiste du petit ouragan dévastateur, et ses parents faisaient tout pour le calmer, ne faisant qu'accroître sa rage.

Pauvre enfant tout de même. On pourrait croire qu'avec ces somptueux cadeaux, ses milliers de jouet, ses copains tous possédant la faveur de leurs parents, le jeune homme avait été comblé. C'était plutôt le contraire, en grandissant, il avait toujours tout fait pour attirer l'attention de son père, penchant vers des choses plus ou moins saines pour simplement avoir plus de quelques heures la présence de son père. Ce sentiment s'était estompé, jusqu'à ce que Nathaniel se fasse à l'idée que ce père n'existait que pour le tromper en le gavant de cadeau. Jamais il n'avait été pleinement heureux, jusqu'à aujourd'hui.

La présence de Phoebe était plus précieuse que le plus dispendieux des cadeaux du monde entier, et son sourire étincelait de loin plus que ces bijoux en or qui garnissaient les bijouteries de New-York. Simplement, avec elle, il se sentait bien. Aucun complexe, aucun défaut, savourant simplement le plaisir de se retrouver avec la seule personne qui le faisait sentir ainsi, aussi libre, aussi vivant, aussi bien. Les plus petits gestes prenaient de l'ampleur, et Nate s'avérait être le plus comblé des hommes en prennant la fine main de Phoebe dans la sienne, et échanger un baiser, même très court, prennait rapidement une saveur de paradis, comme si les gloss de la jeune femme ne goûtait pas déjà assez bon.

Difficile pour le jeune homme de pouvoir s'imaginer ailleurs qu'ici, en ce moment même. Il avait fait le bon choix de revenir maintenant, vers ce à quoi il tenait le plus au monde. Rien n'avait d'égal à ses yeux que la présence de la blonde. Pour un jeune homme qui jamais n'avait ressenti pareil sentiment, c'était incroyablement incongru de tenter de mettre des mots là-dessus, pourtant, il savait aussi que ce sentiment partagé était aussi immuable que ce contact qui le faisait frissonner presque à chaque fois. Elle, lui, et c'était parfait. Ici, là-bas, partout, pourvu qu'elle était là. Maintenant, hier ou demain, en autant que Phoebe reste là, près de lui, et que Nate reste près d'elle, rien ne pouvait l'atteindre, ni même le faire descendre de son nuage, car en clair, et en simplifier, il était singulièrement et simplement fou de Phoebe Darris.

Voilà plus d'un mois qu'il rêvait au moment qu'il était en train de vivre, et de comparer l'imaginer et de le vivre, cela n'avait rien à voir. Il avait eu beau se remémorer la douceur de sa peau qu'il avait eu la chance de découvrir de manière minime dans le Salon Commun, tandis qu'ils échangeaient leur premier baiser, à leur toute première rencontre. La chance et les moments où leurs lèvres s'étaient complétés, et les échanges pourtant banals qui devenaient vite indispensable au jeune homme sur son portable. Là-bas, à New-York, il avait revu dans ses archives de conversation cette conversation de tentation qu'ils avaient échangés peu avant son départ, et le sourire ne lui avait plus quitté les lèvres durant toute sa lecture, jusqu'à ce que Nate se rappelle que la jolie demoiselle se trouvait à des centaines de kilomètres de l'endroit où il se trouvait, lui.

Le contact des lèvres fit sortir le jeune homme de la douce torpeur dans laquelle il s'était confiné en pensant, pour changer, à elle. Tandis qu'elle l'embrassait, Nate esquissa un léger sourire. Comme il aimait la sentir tout près de lui, comme ça. Et combien donnerait-il pour que ce moment ne se termine jamais. Puis, quand elle passa délicatement sa main dans la chevelure longue et soyeuse de Nate, celui-ci ferma les yeux un instant, envahi d'un sentiment de pur délice. Nathaniel avait toujours apprécié de sentir la douceur d'une caresse, et les mains de Phoebe survoltaient et dépassaient toutes ses expériences passées. Certainement parce que de ses mains, de ses bras, de ses sourires, de ses yeux, il en était follement amoureux.

La main glissa sur la peau fraîchement rasée de Nate, puis, sous le coup de la surprise de l'élan de spontanéisme du jeune homme, cette dernière haussa légèrement les sourcils, s'en retrouvant encore plus mignonne, si c'était possible. Ils échangèrent à nouveau un baiser, plus intense, plus puissant, car les deux y mirent tout leur coeur. Le frisson de Phoebe se continua dans l'échine de Nate, à peine incommodé par la présence de la jeune femme dans ses bras. Puis, la regardant fermer les yeux, pour savourer son plaisir, Nate pensa que Phoebe inspirait à elle seule la luxure, le plus intense des tentations qui soit.

Puis, ils rompirent ce silence pour répondre à une interrogation légitime de la part de Phoebe. Marchant doucement, il sentait qu'il avait toute l'écoute de sa compagne et commença, essayant de ne pas se heurter et trébucher sur les mots. Précisément ce qu'il faisait quand il n'était pas à l'aise avec le sujet. Pourtant, avec Phoebe, il parla sans trop d'anicroche, parlant plus lentement et espaçant légèrement ses paroles, mais faisant de son mieux pour être clair. La pression contre la main de Phoebe lui envoya une décharge de courage, et Nate continua son récit. D'ailleurs, faisant davantage, la main de Phoebe caressait le bras du jeune Priestly, le rassurant davantage.

Le seul fait de se libérer de ce silence trop longtemps conservé, car Nate n'en aurait jamais probablement parler réellement avec son père, qui préférait se berner et de vivre dans le passé, Nathaniel était un réaliste et possédait un franc parler qui, des yeux de Priestly Senior, était déplacé, et pas qu'un peu. Pourtant, Phoebe ne semblait pas s'en sentir décontenancé, et c'était ce qui lui plaisait chez elle, ce calme, cette patience, et son parler bien à elle. Détournant son regard bleuté vers elle, il la regarda, hésitante, et la remercia silencieusement de sa présence, de son support, elle faisait de lui quelqu'un de tellement meilleur...


Je vais bien, et mon père aussi, du moins à ce qu'il me laisse savoir. Ma mère, ma mère, eh bien elle dort, genre, toujours.

Les derniers mots de Phoebe avait semblé sortir sans qu'elle n'en aille réellement exprimé le désir. Pour répondre à sa question silencieuse, non, la mère du jeune homme n'était pas partie de l'autre côté, bien qu'elle oscille dans un monde qui n'appartient qu'à elle. Nathaniel n'avait pas l'impression d'agir comme un faible, un pleurnichard, quand cela concernait sa mère, il mettait de côté ses habitudes d'indifférence, car bien entendu, pour lui, elle comptait énormément.

Je suis content que tu sois là, avec moi. En quelques minutes seulement, tu en as probablement plus fait que ces infirmières qui parlaient pour ne rien dire...

Parlait pour ne rien dire, car elles ignoraient comment tout se déroulerait. Nathaniel n'était pas dupe, il savait que ce n'était pas une mince affaire que de revenir à une vie normale après cet état stagnant depuis un moment, et les réconforts de routine des infirmières ne lui disaient singulièrement rien. Tout le contraire de ceux de Phoebe.

Ne dis rien, reste juste là, avec moi, aujourd'hui, demain, toujours, genre.

Il esquissa un sourire en s'arrêtant et sentant les mains de Phoebe se refermer sur les siennes. Il la fixa du regard, ne répondant rien à la suite de ses paroles. Heureusement qu'elle était là, heureusement qu'elle était elle et que lui était lui, pour qu'ensemble, heureusement, ils soient. Le contact de son corps contre celui de la blonde lui fit énormément plaisir, puis se reculant un peu, il l'écouta parler.

Si je repars, ça ne se fera pas seul. Les vacances arrivent, et, en fait, si, enfin si ça ne t'embête pas trop, on pourrait aller passer un moment à New-York, pour aller la voir, de temps en temps...

Il marqua un instant de silence, puis continua.

J'ai simplement envie que tu sois là, avec moi. Un mois comme le dernier, je n'en veux plus, jamais.
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Dim 8 Juil - 15:57:55

[ Embarassed Dis-donc, quel talent pour une seule personne Razz N'empêche, sois-toi flatté parce que, moi qui n'ai pas d'inspiration ces temps-ci, j'ai quand-même répondu I love you ]

Phoebe savait que Nate avait besoin d'elle. Elle n'avait jamais refusé d'offrir quoique ce soit à quelqu'un qui lui demandait son aide, d'une manière ou d'une autre. Et puis, elle comprenait comme, parfois, des regards ou des mots rassurants pouvaient aider. Elle savait qu'à sa façon elle était capable de permettre à Nathaniel de traverser cette épreuve. Même si il lui était déjà difficile de trouver les bons mots, Phoebe, dans tous les cas, serait là. Elle estimait déjà que ce point là avait une grande importance. Elle espérait que sa présence convaincrait le jeune homme qu'il n'était pas seul et qu'il ne le deviendrait pas, puisqu'elle était là.

Phoebe n'avait pas dit "Je t'aime" à Nate sans le penser. Elle n'avait pas dit qu'elle serait là sans le penser. Elle serait là, à ses côtés, quoiqu'il arrive et dans tous les cas. A un mois de cela, ils discutaient sur leurs paliers respectifs et aujourd'hui, elle était encore là, après tout. Elle ne s'était pas sentie prête à laisser filer le Priestly et estimait que c'était une preuve d'amour inestimable.

Jeune, Phoebe avait grandi dans un milieu humble, modeste. N'ayant jamais vraiment osé s'en plaindre, elle avait pourtant parfois du faire face à des règles instaurées par ses parents qu'elle n'estimait pas toujours justes. Cependant, ces règles, variant de l'enfance à l'adolescence, légitimement adaptées au caractère survolté de la jeune fille, elle les avaient respectées et reconnues utiles. Bien plus tard, évidemment. Uniquement lorsqu'elle avait eu la maturité de saisir l'importance d'éviter les ennuis que la vie offrait gratuitement. Dès son enfance, il lui avait été interdit de rétorquer quoique ce soit au Paternel lors d'une quelconque leçon de moral. Ecouter et s'adapter. Petite fille très caractérielle, impulsive et idéaliste, il avait été difficile de canaliser la jeune Phoebe. Même si ce n'était pas faute d'essayer, tenir leur progéniture en place n'était pas tâche facile, elle qui voulait tout faire, tout savoir et, déjà, tout réussir. Mais toute vision extérieure portait un regard agréable et compréhensif envers Phoebe.

En grandissant, les règles "de la maison" avaient changées. L'adolescence, qui arrivait à grands pas, faisait de la jeune Darris une femme plus indépendante que son père n'aurait pu le prévoir. Sa mère se faisant de plus en plus rare à la maison, le Paternel s'était senti dans l'obligation de se rapprocher, au risque d'etouffer, sa fille, créant des liens superficiels avec elle. La règle principale ? Le respect. Et quoique Phoebe ait pu accomplir, jamais elle n'aura eu à forcer le respect qu'elle avait envers les autres. Alors, certes, si parfois une adolescente digne de ce nom se relâche et se laisse dangereusement aller, la jeune fille avait réussit à marquer sa présence par l'honnêteté qu'elle dégageait. Et, sans jamais l'avoir avoué, elle était reconnaissante envers son père pour ça.

En fait, sans s'en rendre vraiment compte, elle avait apprit à porter du respect envers son père mais n'en avait jamais offert à sa mère. Et si elle n'avait jamais eu à remettre en cause l'amour que lui portait son protecteur, il n'en avait pas été de même pour celle-ci. Sans aucun raison apparente, elle n'avait simplement jamais été là, jamais présente. Les dîners du soir se faisaient à deux et, le plus souvent, devant un match de foot qui n'interessaient nullement la jeune Phoebe. La mère de la jeune femme était bien plus souvent dehors, à vagabonder entre bars et bars tous les soirs, sans jamais le reconnaître. Rentrant au beau milieu de la nuit, elle prétendait même parfois avoir cherché des heures durant un cadeau pour une occasion inexistante, à l'attention de sa fille dont elle ne se souvenait certainement même plus du nom à ce moment là. En effet, elle était plus souvent cigarette et bière à la main qu'en pleine préparation de pâtes au gratin. Elle ne cuplabilisait pas de ne pas avoir fait la vaisselle, simulait l'oubli de la lessive, ne savait pas où se situait le supermarché où Phoebe devait chaque mercredi aller faire les courses.

Elle avait aimé sa mère, mais s'en était lassé. Son père était parti et elle regrettait déjà l'époque où elle mangeait devant des matchs de foot. Parce que là, elle avait été simplement seule. Et, hormis le fait qu'elle avoue avoir manqué de la présence de sa mère, Phoebe ne s'en était pas trouvée plus malheureuse par ce fait. Elle avouait préférer être seule que mal accompagnée. Elle préferait être seule devant un plat de pâtes que de se voir forcer de boire des canettes de bières. En clair, la solitude, ce n'était plus vraiment pour elle et elle était partie. Ici, dans cette Académie. Très vite elle avait oublié qu'elle était seule, dès lors qu'elle avait croisé Nathaniel.

Elle l'aimait pour ce qu'il était. Elle en connaissait très peu de lui mais s'était très vite fait une idée de sa vie avant cette Académie, avant Phoebe, avant eux. Elle avait particulièrement vite deviné qu'elle et lui ne sortait pas de la même histoire, étaient complètement différents après une éducation opposée. Et elle l'en aimait encore plus, tellement plus... Elle sentait qu'il devait lui apprendre des tonnes de choses, des banalités, lui raconter tout et n'importe quoi. Elle voulait avoir la chance de connaître Nathaniel. Tel qu'il avait été avant, tel qu'il avait changé, tel qu'il était aujourd'hui et précisément tel qu'il serait plus tard, alors qu'ils étaient ensemble.

Après leurs histoires respectives, et alors que Phoebe venait d'y songer et d'accuser la réalité, elle se rendait compte qu'elle était, vraiment, réellement et concrètement, tombée amoureuse. Et elle était tombée amoureuse de Nate. De son histoire, de ses sourires, de sa douceur et de tout ce qui faisait que Nathaniel était Nathaniel. Dès lors, elle se sentait plus encore capable de le soutenir, de l'aider, d'être là. D'être là, simplement là, avec lui.

Elle qui n'avait pas cessé de penser à lui pendant un mois. Elle était passé par la colère qu'il l'ai laissé ainsi, par le manque qu'il provoquait dans la vie de la jeune femme. Dans son quotidien, chaque jour. En se levant le matin, elle pensait à lui. A chaque fois qu'elle faisait quelque chose, sortait de son appartement, prenait une douche, mangeait, elle l'avait en tête. Plus encore lorsqu'elle se connectait sur sa messagerie instantanée, priant pour qu'il y soit connecté. Elle avait imaginé, naïvement, toutes sortes de dialogues, de scènes, de retrouvailles. Et tout avait été plus délicieux encore qu'elle n'avait pu l'imaginer ou l'espérer. Il lui avait suffit de le voir devant une église pour se rendre compte combien elle l'aimait. Combien elle tenait à lui.

Elle posait des questions et se sentait presque coupable de le faire. Elle ne savait pas comment s'y prendre par rapport à ce qu'il lui expliquait, sur sa mère, sa santé et le reste. Ainsi, lorsqu'il répondit à la première question qu'elle posa, celle qu'elle jugeait la plus importante, celle de savoir comment tout le monde allait, elle ne répondit pas. En entendant, d'ailleurs, les paroles du jeune homme, Phoebe se trouva stupide de le questionner. Elle n'ajouta donc rien, le laissant poursuivre, l'oreille tendue vers lui. La suite de ses paroles lui fit plaisir, et elle esquissa un très fin sourire. Elle se sentait présente, là, tout de suite, avec Nate et espérait l'aider avec ce qu'elle avait comme capacité de le faire. Et, lui tenant la main, elle soupira.


Les infirmières. Elles parlent toujours pour ne rien dire.

Il semblait que, d'après sa réponse, Phoebe sache de quoi elle parlait. Jamais elle n'avait souhaité soigner sa mère avec quoique ce soit. Avec des médecins qui ne prennent pas le temps de vous expliquer ce que vous voulez savoir où tournent autour du pot avant de tenter de vous rassurer alors que la mauvaise nouvelle et à deux doigts de tomber. Phoebe n'avait jamais supporté ça. Lors de ses très rares discutions avec des infirmères ou personnels médicaux, elle avait clairement mis au clair ses intentions de tout savoir dans les moindres détails. Tout devait être franc et net. Seulement, ces gens qui rassurent des familles tous les jours ne sont certainement pas capables de comprendre ça et, sentant que l'on ne la prenait pas au sérieux, la jeune femme avait abandonné avec ça.

Parfois, Phoebe ne réflechissait pas avant de parler, et avouer à Nathaniel qu'elle ne savait pas quoi dire n'était pas des plus subtils. Cependant, la réponse qu'il donna la rassura et elle plongea son regard dans le sien, souhaitant intentionellement marquer la suite de ses paroles.

Aujourd'hui, demain.


Toujours.

En le voyant sourire, Phoebe s'était sentie un peu plus légère, encore plus à ses côtés, tellement mieux. Elle sentit alors que son avancée pour enlacer le Priestly lui avait fait plaisir. Peut-être s'était-il, lui aussi, senti un peu plus léger. Il parla, répondant à sa précédente remarque. Celle où elle promettait de l'attendre. Et au lieu de l'attendre, il lui proposait de partir avec elle. Jamais, vraiment jamais, Phoebe n'avait entendu ce genre de paroles. Celles qui vous prouvent qu'on tient réellement à vous. Peut-être ne l'avouera-t-elle jamais, mais elle s'était sentie, à ce moment, fière et tellement touchée par la proposition de Nate, qu'elle eu du mal à y répondre.

Bien-sûr. Evidemment. Sans aucun doute.

Elle grimaça. Elle détestait tant trébucher sur les mots... Puis elle entendit la suite des paroles du jeune homme, marquées par un léger silence. Elle leva la tête vers lui et sourit, avant de répondre.

Je suis là. Et je serai là. Toujours. A New York ou ici, tant qu'on est ensemble, je te suis. Plus jamais un mois sans toi, plus jamais.

Elle déposa un simple baiser sur ses lèvres et, d'un regard, elle lui avait simplement prouvé qu'elle disait vrai. Elle dégagea de sa main une mèche de cheveux du jeune homme qui tombait sur son front et sourit légèrement. Phoebe ne mentait jamais. Si elle promettait d'être là, alors elle serait toujours là.

Promis.
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Mar 10 Juil - 2:47:32

[T'inquiète, au nombre de mots qu'on carbure à chaque message, je ne t'en veux pas, si tu fais pareil xD]

Une dépendance. C'était totalement le sentiment que ressentait sur le moment Nathaniel Priestly concernant la jeune Phoebe Darris. Jamais Nate n'avait pourtant tolérer d'admettre un tel mot dans son vocabulaire, comme quoi cela était un signe de faiblesse, et son orgueil refusait de se plier à le considérer comme un être humain à part entière, ce qui signifie d'avoir des points forts et, également et malheureusement, des points faibles. Des qualités comme des défauts, et sa trop grande fierté l'avait souvent empêché de totalement se donner dans quoi que ce soit. Cependant, ce besoin de sentir Phoebe contre lui, sa présence près de la sienne, de la douceur de sa peau et de la chaleur de ses paroles, il ne pouvait qu'en demander plus, et ce, à chaque fois.

Nate, de cette manière, se laissait approcher plus par elle que par quiconque auparavant. À Phoebe, il abandonnait cette trop grande confiance et son apparente invulnérabilité, car, bien qu'il soit difficile, très difficile, à admettre pour un garçon, et particulièrement un garçon comme l'héritier Priestly, s'abandonner librement n'était pas chose facile. Pourtant, avec elle, il paraissait presque normal à Nate de se laisser voir ainsi, avec ses forces et ses faiblesses, histoire de ne rien laisser au hasard et ne pas laisser la surprise qu'un jour, immanquablement, cette carapace aurait éclaté. La seule présence de Phoebe était déjà une muraille incroyable contre ce sentiment étrange qui, chaque fois, lui pinçait le coeur. Pour la première fois de sa vie, il sentait parfaitement que sa mère ne veillait pas sur lui.

Toujours, de bambin à hier, Nate avait su que, même à quatre cents kilomètres, les pensées de sa mère le concernaient bien souvent. Toujours, elle avait veillé sur lui, de sa présence ou de ses pensées. Combien de gaffes lui avait-elle empêcher de commettre, combien de bobos s'était-elle assurer de lui guérir quand, tout petit, il se croyait indestructible. Combien de fois, après la dureté de son père, elle avait rassuré le petit Nathaniel sur sa valeur et sa force. Trop souvent, et cette protection transparente semblait déjà lui manquer. Pourtant, Nathaniel était suffisamment âgé pour comprendre que, dans son combat, les pensées de sa mère se battait contre la fatalité qui frappait à la muraille que, toute sa vie, elle s'était efforcée de bâtir autour d'elle. Aujourd'hui, c'était à lui de veiller sur elle, et de l'accompagner dans son combat.

Seulement, en était-il seulement conscient, et même prêt? Jamais il n'y avait été préparer, sa mère, grande cachottière, n'avait jamais, et ne l'aurait jamais fait, admis qu'elle souffrait dans le silence, et ce, depuis très longtemps. Son train de vie n'ayant rien arrangé à ce problème qui lui tiraillait les entrailles depuis nombre d'années, le temps avait finalement rattrapé sa mère, et faisait son oeuvre. Seulement, Nathaniel n'avait pas dit son dernier mot. Avec la présence de Phoebe, il était plus fort, davantage prêt à faire face à l'adversité. Jamais il n'admettrait, et même à sa délicieuse compagne, en mot, qu'il avait peur de cette mort qui tentait d'arracher à coup de griffes cette mère qui lui avait inculqué le minimum de manières dont, toute sa vie, le petit Nate avait fait preuve. Pourtant, par certains gestes, il se rassurait auprès de la blonde, et de son côté, Phoebe faisait tout pour faire sentir sa présence réconfortante au jeune homme. Pour cela, Nathaniel lui était redevable, tellement redevable.

Malgré tout, la moindre élucubration à ce propos qu'il aurait pu dire à Phoebe l'aurait sans doute presque insulté, et c'était une des raisons qui fesaient que Nathaniel Priestly était totalement fou de Phoebe Darris. Sa simplicité, son grand coeur et sa présence. Oh, il n'y avait pas à dire, côté physique, elle était difficile à battre (^^), mais c'était surtout son côté simple et à la fois tellement attachant qui allait à l'opposée de sa propre personnalité qui, du premier regard, l'avait séduit. Son sens du devoir, comme si elle devait quoi que ce soit à son ami du moment, en lui tenant compagnie quand un coup dur perforait les côtes, sa main qui serrait celle du jeune homme, lui insufflant sa force, son courage. Nate n'était pas gêné de, silencieusement, l'admettre, elle avait un tempérament plus fort que le sien, et sans doute en prenait-elle davantage que lui. Plus posée, elle prennait le tout d'abord sereinement, alors que le jeune homme montait irrémédiablement sur ses grands chevaux. Avec elle, se sentir faible, plus faible, ne le dérangeait pas. Il fallait qu'ils soient deux, tous les deux, pour faire une seule entité.

Tout se passait si vite, et à la fois si lentement. Le retour de Nathaniel à l'Académie, sa rencontre avec Phoebe devant les portes de l'Église, ironiquement, et la présence réconfortante de cette dernière quand Nate lui avait soufflé ce qui l'avait déraciné de l'endroit pendant un long mois. Un long mois où, comme son père, il s'était absenté de ce qui comptait pourtant le plus pour lui. Son père absent qui, aujourd'hui, s'en mordait les doigts. Aurait-il du remarquer la faiblesse de son épouse ces derniers mois, l'avait-il seulement forcé à avaler quoi que ce soit quand une vague de mannequinat remontait en cette femme qui, malgré ses deux grossesses, avait encore le même poids qu'à ses vingt-et-un ans? De cette manie irrépressible de se peser, d'aller au gymnase, s'y enfermer pendant des heures après avoir avaler plus d'une dizaine de bouchées d'un plat? Nate ne voulait pas juger ce père absent pour lui, et ce mari inconscient pour sa mère, mais se disant que ce dernier n'était peut-être pas étranger à ce tourbillon infernal dans laquelle s'était enfermée sa mère qui, trop souvent délaissée, croyait qu'être à son meilleure serait peut-être une clé du retour de son mari.

Peut-être Nathaniel avait-il ce besoin de rejeter la faute sur quelqu'un au lieu de la prendre. Peut-être, mais pour l'instant, ce besoin était légitime. Complètement étranger à ce pincement régulier sur ses entrailles, jamais n'avoir vécu de situation difficile ne lui facilitait pas l'acceptation de cet état comateux dans lequelle l'esprit de sa mère s'était enfermé. L'entendait-elle toujours quand, près de son lit d'hôpital, Nate lui avait raconté des moments qu'il se rappelait lorsqu'il était tout petit. L'avait-elle entendu quand, désespéré, il avait presque pleurer de rage et de cette impossibilité de faire quoi que ce soit. L'avait-elle vu, cette seule et unique larme, perler au coin de son oeil et qui, étrangement, avait atteri sur le bras maigre de cette femme qui, de son lit, semblait avoir pris dix ans.

Maintenant, cela semblait si loin, mais de sentir un réconfort qui se traduisait par la meilleure des présences lui permettait de voir, d'avancer, et d'aller vers l'avant, car il ne se passerait aucunement de la présence de Phoebe Darris dans son existence, maintenant, pas depuis qu'il avait goûté la douceur de ses gestes, la grâce de ses mouvements, son délicieux sourire et l'agréable ton de sa voix. Puis, après tant et tant de pensées que le moment l'avait inspiré, quelques mots s'évadèrent de ses lèvres, pour se traduire par une réponse de la blonde qui, attachée à sa main, lui répondit. Il se contenta d'un sourire légèrement amusé à ses premières paroles, il n'y avait qu'elle pour lui redonner le sourire dans de tels moments.

Comment en vouloir à la femme la plus extraordinaire de ne savoir que répondre à des paroles mélancoliques d'un garçon qui a tout sauf l'habitude de l'être. Simplement que, au-delà des mots, c'était sa présence qui le rassurait le plus. Sa présence qui lui laissait présager la fin de cette saleté de moment à passer. Un moment heureusement adoucie par celle qu'il aimait follement. Pas seulement qu'il était fou de ses sourires, de ses manies, mais d'elle, tout entière. Croiser son regard bleuté était la plus rassurante des paroles.

Puis, la jeune femme le prit dans ses bras. Il ferma les yeux de délice quelques secondes, avant de les réouvrir. Ses soucis s'envolèrent, laissant un Nathaniel plus léger, plus fluide, et légèrement moins inquiet. Soyons honnête, malgré toute la bonne volonté du monde, un câlin n'efface pas vos inquiétudes, ne gomment pas les erreurs et ne vous anesthésie pas de toutes pensées, mais vous permets de ne pas vous sentir seul au monde, et c'était une différence remarquable. Sa présence était indispensable, et de la savoir près de lui, une nécessité. Lui proposer de venir avec lui semblait que purement logique. Sa réponse le ravit, plus qu'il ne l'aurait admis. S'approchant d'elle, comme seule réponse, il déposa un léger baiser sur son front, avant d'écouter la suite de ses paroles.


À toujours et à jamais, dit-il, en souriant.

Ils s'arrêtèrent le temps que Phoebe dépose ses lèvres contre celles de Nate, et le jeune homme ne cherchait pas quoi que ce soit d'autres. Ce baiser résumait à la perfection la plus belle promesse qu'on lui avait fait, et il laissa avec plaisir la main de Phoebe s'égarer pour replacer une mèche sur son front. Comment faisait-elle pour être si adorable, mignonne?

Elle s'appelait Phoebe Darris, voilà comment elle faisait.
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Phoebe Darris
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MessageSujet: Re: On revient toujours.. [Libre]   Ven 13 Juil - 10:06:06

[ Razz J'espère répondre à tes attentes, alors. Surtout avec le retard que j'ai prit, je suis impardonnable Rolling Eyes Laughing ]

Un mois. Phoebe n'arrivait pas à s'imaginer qu'elle avait pu passer un mois entier sans Nate. Elle prenait conscience que, pendant plus de quatre semaines, elle s'était passée de tout ce pourquoi elle aimait Nathaniel. Il lui semblait, en ce moment même, inimaginable qu'il soit revenu pour de bon, comme si c'était trop... bien trop beau. Cependant, il était là, en chair et en os, moins rasé que d'habitude, du moins qu'au jour de son départ, mais toujours aussi attirant. Alors d'accord, elle n'avait pas cessé de penser à lui, mais le fait était que, simplement, durant tout ce temps, elle n'avait pas eut le regard bleuté du jeune homme posé sur elle. Certes, si elle n'avait pas cessé de visionner ce sourire, elle en avait oublié la fraîcheur et le rayonnement. Il était certain que le soleil, qui se couchait derrière l'église, n'avait pas à s'en faire, la relève été grandement assurée^^.

Elle avait perdu le souvenir de ces frissons qui la traversaient par surprise, alors que ses sentiments refaisaient injustement surface. Phoebe s'était vite, et très aisement, rendue compte que le jeune Nate était plus, du moins à ses yeux, qu'une rencontre interessante, une future agréable amitié. Il l'avait irrémediablement attiré, dès le premier de ses regards qu'elle avait timidement croisé, dès le premier sourire charmeur qui s'était étiré sur ses lèvres, ou même encore, encore plus, dès la première et innocente fois où il avait délicatement passé sa main dans les longs cheveux de la blonde. Comment faire autrement, après tout ? Comment essayer de résister à la tentation ? En fait, la jeune femme, visiblement facilement vaincue, avait très vite abandonné. La tâche était, à l'évidence, bien trop difficile avec un Nathaniel Priestly...

En réalité, Phoebe ne s'était jamais sentie aussi justement comprise par quelqu'un auparavant. Il lui semblait, en effet, que la majorité des gens qui l'avait entouré n'avaient pas, ou du moins pas concrètement, prit la peine de savoir ces choses si évidentes à son sujet. Pourquoi faisait-elle ce qu'elle faisait, pourquoi était-elle simplement elle, Phoebe Darris ? Elle avait la sensation que Nate, comme elle pour lui, serait tenté de savoir toutes ces banalités. Et, si cela avait été possible, elle n'aurait pu que l'en aimer plus encore. Malgré toutes ces choses qui les opposaient, ils semblaient se comprendre si bien. Les opposés s'attirent, pas vrai ? Et qui se ressemble, s'assemble. Etaient-ils à ce point faits pour s'entendre ?

En tous les cas, de Nathaniel, elle voulait tout savoir, connaître tous ces détails que les gens qui nous entourent ne jugent pas utile de savoir. De sa couleur préférée à ses petites manies quotidiennes. Aussi, pourquoi, oui pourquoi, il semblait ainsi tout pouvoir offrir à la jeune femme; non pas par ses biens personnels, évidemment, mais par toutes ces choses dont il lui faisait inconsciemment cadeau chaque jour. Les plus belles choses que Phoebe n'ai jamais osé demander. Un sourire, une douceur, une sincérité. La jeune femme ne pouvait en demander plus que de le voir heureux, et tout l'or du moins ne valait même pas le son du rire du Priestly.

Et elle se fichait des autres. Elle se fichait que son père se soit enfuit comme un voleur, que sa mère soit une buveuse invétérée, et pourquoi pas droguée, par la même occasion. Elle n'avait plus rien à faire de s'être retrouvée aussi incertaine pendant toutes ces années. Tous ces soucis, toutes ces raisons qui l'avait ammenée à prendre la poudre d'escampette en direction de cette académie, tout, absolument tout s'était stupidement envolé, devenu poussière. Et avait Nate tout contre elle, et toutes ses aventures passées ne valaient absolument rien comparées à un seul des baisers du Priestly. Il représentait ce qui l'attachait à cette Académie, l'homme qu'elle aimait, celui dont elle été tombée amoureuse. Simplement.

Jamais Phoebe ne s'était attribué la qualité d'être forte, loin de là. Elle avait eut ses propres coups durs, ses périodes de doutes, ces jours où elle pensait être dans l'incapacité de s'en sortir. Et, ces jours là, la force et le courage, bien que très impatiemment attendue par la jeune femme, n'étaient pas vraiment au Rendez-vous. Alors, elle courait. Une bouteille d'eau à la main qu'elle n'utilisait que très peu, Phoebe courrait dans les rues de sa ville, musique branchée au maximum dans ses oreilles, jusqu'à s'écrouler d'épuisement devant des dizaines de passants aux visages observateurs. Du moins, lorsqu'elle ne s'écroulait pas ailleurs, déchargeant toute sa colère contre des innocents ayant eut la maladresse de porter un regard interrogatif sur la coureuse à bout de souffle.

Sur ce point, Nathaniel et l'Académie semblaient l'avoir aidé. Elle était devenue plus légère et plus sereine qu'elle n'avait jamais même songé l'être. Peut-être parce que, dans les bars de l'étudiant, elle se sentait vide de tous ses problèmes et que tout ça, tout ce que pourquoi elle s'était jurée de répondre toujours présente à un appel au secours, aussi silencieux soit-il, prenait son sens et disparaissait en fumée. Nate faisait parti d'elle et avait cet avanate d'être un point léger, tout sauf considéré tel un tracas. Certes, pendant ce moins, il en était naïvement devenu un, mais par tout ce qu'il avait apporté à Phoebe auparavant. Enfin si, peut-être pour tout ça, justement, pourt tout ce qu'il lui avait apporté avant son départ, parce que s'en avait été tant pour la jeune femme, encore une fois plus qu'elle ne pourrait l'avouer.

Avant ce mois où Nathaniel s'était abonné absent au sein de l'Académie, il avait eut le temps d'offrir à Phoebe tout ce qu'elle attendait inconsciemment, et même bien plus. Après ça, la peur de ses sentiments aurait pu être une excuse honorable mais Phoebe ne se serait peut-être par sentie capable de la pardonner. Seulement, aurait-elle, naïvement, été dabs la capacité de refuser une approche toujours aussi désirée vers le jeune homme, même s'il lui avait annoncé un crime ? Pourtant, la jeune Phoebe n'avait pas vraiment le pardon facile. Du moins, pas avec les choses qui lui semblait avoir dépassées les limites. Mais Nathaniel, s'était tout autre chose.

Et, elle qui connaissait aussi malgré tout l'importance d'etre entourée d'une famille, Phoebe n'avao pas vraiment besoin de réflechir à savoir si oui ou non, elle serait là pour celui qui, aujourd'hui, avait besoin de son aide. Evidemment, la jeune femme aurait aimé connaître la famille de Nathaniel, rencontrer sa vie avant l'Académie oua voir l'occasion de discuter avec son entourage. Simplement, et il était inutile de le préciser, elle aurait apprécié le faire dans d'autre circonstances. Pas facilement mal à l'aise, Phoebe souhaitait, à cet instant, être capable de soutenir Nate dans sa vie habituelle. Dans tous les cas, oui, elle serait là, et donnerait tout ce qu'elle avait en son pouvoir pour apaiser les craintes du jeune homme mais serait-il seulement capable de faire quoique ce soit lorsqu'elle se retrouvait face à lui et sa famille, dont un des membre se trouverait alongé sur un lit d'hôpital ? Sentant alors les lèvres du jeune homme se poser contre son front, elle en fut rassurée. Oui, évidemment.


Je le veux... dit-elle en souriant. Elle leva la tête vers Nathaniel et lui fit un clin d'oeil, pour marquer ses paroles d'une point d'humour. Evidemment, elle plaisantait .

Mais je préfererais toujours. , ajouta-t-elle, sans quitter Nate des yeux.

Non, vraiment, elle l'aimait tant que ça ?
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